Taxation des CDD : un coup de poignard dans le dos des entreprises !

Très en colère Benoit Willow, Président de la CGPME Bourgogne Franche-Comté (Confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises). Le "renchérissement des taxes sur les CDD, pour favoriser l'embauche en CDI », qui fait partie des mesures pour l'insertion des jeunes annoncées par le premier ministre ne passe pas.

12 avril 2016 à 1h41 par Franck Pelloux

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Très en colère Benoit Willow, Président de la CGPME Bourgogne Franche-Comté (Confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises). Le "renchérissement des taxes sur les CDD, pour favoriser l'embauche en CDI », qui fait partie des mesures pour l'insertion des jeunes annoncées par le premier ministre ne passe pas.

Et le patron régional du syndicat patronal de poursuivre :
« Après avoir renoncé à donner davantage de visibilité aux employeurs en plafonnant le montant des indemnités allouées en cas de licenciement considéré sans cause réelle et sérieuse, le Premier Ministre n'hésite pas à pénaliser financièrement la majorité des créations d'emplois qui se font aujourd'hui à plus de 80% en CDD.
Au lieu de s'interroger sur les raisons qui poussent les employeurs à embaucher en CDD et de regarder comment les inciter à préférer les CDI, le gouvernement choisit la voie de la sanction financière.
Les mêmes causes produiront les mêmes effets : la taxation des CDD décidée en 2013 n'a en rien enrayé le phénomène CDD mais a, sans aucun doute, contribué à dégrader plus encore le marché de l'emploi. »

En juin 2015, le gouvernement avait pourtant assoupli les conditions de renouvellement de ces CDD.

Quant à imaginer, comme l'entend Matignon, que les partenaires sociaux "définissent  le barème et le champ d'application de cette surcotisation au travers d'une augmentation de la cotisation chômage", la CGPME refuse  d'être complice de "ce coup de poignard porté dans le dos des entreprises".

Benoît WILLOT, Président de la CGPME Bourgogne �?? Franche-Comté, et la Confédération Générale des PME poseront donc prochainement à leurs instances la question de leur départ de la négociation en cours sur l'assurance chômage.