Dijon : plusieurs parents ont occupé l’école Maladière pour dénoncer la fermeture d’une classe

Les mobilisations contre la carte scolaire 2026 se poursuivent en Côte-d'Or. À l'école Maladière de Dijon, les parents d'élèves ont occupé la cour de récréation durant toute la fin d'après-midi ce lundi. Cependant, aucun représentant académique n'est venu à leur rencontre. 62 classes devraient être supprimées dans le département à la rentrée.

Publié : 9h30 par
Les parents d'élèves sont arrivés dans la cour de l'école à 16h50 ce lundi après-midi.
Les parents d'élèves sont arrivés dans la cour de l'école à 16h50 ce lundi après-midi.
Crédit : Paul Anthony

Le dénouement approche… La carte scolaire 2026, qui acte les fermetures et les ouvertures de classes pour la rentrée, rendra son verdict le lundi 29 juin. 62 seront supprimées et 33 postes d’enseignants ne seront pas reconduits. Alors, pour les parents d’élèves et personnels, l'heure est à la mobilisation afin que chacun protège son établissement.

 

Une mobilisation trois jours après une première

Les parents d’élèves de l’école maternelle Maladière de Dijon ont remis le couvert ce lundi 22 juin, trois jours après une mobilisation vendredi dernier. Discrètement, sous une chaleur de plomb, ils ont investi les lieux peu avant 17h « dans le but de faire valoir notre mobilisation », nous partagent-ils dans la soirée.

« En complément des moyens de communication habituels, l’objectif était également de pouvoir présenter et discuter de vive voix des enjeux, des actions passées et à venir avec les parents présents, qui se sont montrés très investis pour défendre la cause de l'école. »

La classe de moyenne-grande section est menacée dans l'établissement : pour l’année 2025-2026, l’école accueille 119 élèves répartis en 5 classes. L’an prochain, ils seront 15 de moins. En parallèle, l’école connaît depuis plusieurs années une situation complexe en raison des absences répétées d’une enseignante. Selon les calculs avancés, si la suppression est confirmée, les classes restantes pourraient atteindre 35 élèves sur les jours où l'institutrice n'est pas remplacée.

 

Aucune réponse

Les parents d’élèves sont restés dans la cour de récréation durant toute la fin d’après-midi en compagnie de leurs enfants. À 19h, la police municipale est venue superviser l’action de revendication, avant que la police nationale ne prenne le relais. « Les deux dans une attitude cordiale et bienveillante », confie Anthony Paul, papa présent sur place. Les forces de l’ordre ont indiqué que « malheureusement personne [de l’académie de Dijon, ndlr] ne viendrait nous rencontrer ».

 

Aux alentours de 20h50, les revendicateurs ont décidé de lever le camp après quatre heures sur place. Pourtant, les enfants ne semblaient pas de cet avis. « Ils étaient très déterminés à vouloir dormir dans la cour, dans les tentes présentes sur place », partagent les parents d’élèves. « Nous les avons tout de même rentrés, douchés et couchés pour rester cohérents avec l'objet de notre lutte : le bien-être de nos enfants passe avant tout. »

Malgré l’absence de réponse des responsables académiques, le collectif reste soudé et affirme que « ce moment convivial nous a permis de consolider notre mobilisation et nos actions à venir ». Les parents d’élèves demeurent mobilisés jusqu'à la tenue de la dernière commission prévue le 29 juin.