Publié : 22 avril 2026 à 6h15 par

Le 21 avril 2002, Jean-Marie Le Pen, alors à la tête du Front National, se qualifiait pour le second tour des élections présidentielles. 17% des suffrages récoltés, juste derrière celui qui allait être élu, Jacques Chirac et ses 20%. 24 ans jour pour jour plus tard, François Rebsamen, actuel président de Dijon Métropole, en profite pour partager son opinion sur ce qu’il estime être une banalisation de ces idéaux.

 

« Une date qui ne s’efface pas »

« Avec l’accession de l’extrême droite au second tour de l’élection présidentielle, le 21 avril 2002 reste une date qui ne s’efface pas », débute l’ancien ministre dans un communiqué transmis ce mardi en fin de journée. Un étape clé qui « rappelle ce que peuvent produire les divisions, les renoncements et les aveuglements collectifs ».

Selon l’ancien maire de Dijon le contexte a changé mais « mais le risque demeure ». Il affirme « qu’il s’est même installé, banalisé, parfois présenté comme une alternative crédible. Le vote en faveur du Rassemblement National exprime des inquiétudes profondes dans le pays : pouvoir d’achat, services publics, sentiment de déclassement, sécurité, capacité de la République à protéger ».

 

La gauche se doit de réagir selon Rebsamen

L'ex-PS et fondateur de la Fédération progressiste appelle à « la responsabilité de celles et ceux qui se réclament d’une gauche de gouvernement est entière. Regarder la réalité en face. Répondre concrètement aux attentes. Agir dans la vie quotidienne. » François Rebsamen réclame une gauche forte qui sait l’être « lorsqu'elle conjugue justice sociale, responsabilité et capacité à gouverner. C’est cette voie qu’il faut retrouver », continue-t-il.

Avant de poursuivre, et de conclure : « Nous pouvons et devons y contribuer, avec des idées simples, utiles, en phase avec ce que vivent les Français. Une gauche fidèle à ses valeurs d’humanisme, capable d’apporter des réponses concrètes, comme elle a su le faire dans le passé ».