François Rebsamen «n'attend pas de miracle» de la loi El Kohmri

Interrogé cette semaine dans le magazine Les à‰chos, l'ancien ministre du travail et désormais maire de Dijon Franà§ois Rebsamen a expliqué que la loi travail défendue par Myriam El Kohmri permettrait quelques avancées, mais qu'il n'en attendait pas de miracle si tard dans le quinquennat.

29 mars 2016 à 5h12 par 45

Logo local
Logo local
Crédit: Logo local

Interrogé cette semaine dans le magazine Les �?chos, l'ancien ministre du travail et désormais maire de Dijon François Rebsamen a expliqué que la loi travail défendue par Myriam El Kohmri permettrait quelques avancées, mais qu'il n'en attendait pas de miracle si tard dans le quinquennat.

Dans l'interview à retrouver en détail sur le site des Echos, l'ancien ministre s'est montré critique sur plusieurs points du texte, comme sur le plafonnement des indemnités prud'homales : «je n'aurais pas accepté de porter ce projet de loi en l'état : j'ai notamment toujours été réservé sur le plafonnement des indemnités prud'homales, lui préférant un barème indicatif. Les corrections de bon aloi qui ont été apportées ont permis de rééquilibrer le texte»

Assurant que le gouvernement a manqué de pédagogie et de communication dans la présentation du texte initial, François Rebsamen explique que certaines améliorations sont encore possible notamment sur le licenciement : « Quatre trimestres consécutifs de baisse du chiffre d'affaires, c'est insuffisant pour qualifier une réelle difficulté économique. Six trimestres seraient plus adaptés.» assure le Dijonnais.

Pourtant, ce dernier reste convaincu que le texte est une bonne chose, dans la continuité de son travail de ministre : «on améliore, on aménage. C'est nécessaire, mais c'est une évolution, pas une révolution. La loi El Khomri est dans la continuité de celle que j'ai portée en août 2015 sur la modernisation du dialogue social.»

Lucide, il concède que cette loi, «peut aider à lever des freins psychologiques. Mais il ne faut pas en attendre de miracle. Ce qui est sûr, c'est que le temps que la loi rentre en application, elle n'aura pas d'impact significatif avant la fin du quinquennat [...] c'est plus une loi travail qu'une loi emploi. Ce qui a le plus d'impact sur l'emploi, cela reste quand même, quoi qu'on en pense, la croissance.»

L'ancien ministre garde donc un �?il sur le taux de remplissage des carnets de commandes, seul levier pour l'emploi selon lui.

Yoann Olid