François Rebsamen: « presque 1 million d’euros de coût à Dijon depuis le début du mouvement des gilets jaunes »

Le maire de Dijon et le préfet de Côte d’Or tenaient ce jeudi une conférence de presse pour faire le point sur le mouvement des gilets jaunes et notamment sur la présence de casseurs lors des manifestations dans la Cité des Ducs.

31 janvier 2019 à 14h35 par Fabrice Aubry

K6 FM
Fran�ois Rebsamen et le pr�fet Bernard Schmetz ce jeudi lors d'une conf�rence de presse � la prefect
Crédit: K6FM

Le maire de Dijon a ouvert cette conférence en dénonçant des « scènes de violences et de guérillas urbaines qui se sont produites dans le centre-ville de Dijon »


François Rebsamen a déclaré avoir déployé un dispositif exceptionnel pour tenter de garantir la sécurité des citoyens. Depuis le début de mouvement, il y aurait eu presque un million d’euros dépensé par la mairie de Dijon et par la métropole pour la réparation des dommages causés, les heures supplémentaires des policiers, personnels de nettoyage…


Le maire de Dijon a tenu à affirmer un message de grande fermeté : « les casseurs doivent être arrêtés. J’attends aussi une réponse politique rapide de la part du gouvernement. »


Bernard Schmetz, le préfet de Côte d’Or, a déclaré que pendant certaines manifestations : « Il y a eu des jets d’acide sur les forces de l'ordre, des jets de pierre et même des jets de récipients contenant des excréments » 


Le préfet a indiqué que « Même s’il ne faut pas faire d’amalgame entre les manifestants pacifiques et les casseurs, participer à une manifestation non déclarée fait le jeu des casseurs » 


Sur le rôle des réseaux sociaux, le préfet a ajouté : « il faut en appeler à beaucoup de réserve et de prudence. »


Le général de gendarmerie Thierry Cailloz a précisé qu’il y a eu jusqu’à 450 gendarmes mobilisés au plus fort de la manifestation dans le département. Le commissaire divisionnaire Jean-Claude Dunand ajouté que "les policiers sont excédés par les violences". Il y a eu 14 policiers et 3 gendarmes blessés depuis le début du mouvement en Côte d'Or. 


Ecoutez ci-dessous François Rebsamen :