François-Xavier Dugourd : « je suis très inquiet »

Le premier adjoint du conseil départemental de la Côte d’Or nous a fait part ce mardi après-midi dans un communiqué de son « inquiétude » face au mouvement des gilets jaunes.

11 décembre 2018 à 15h10 par la rédaction

K6 FM
Fran�ois-Xavier Dugourd, premier adjoint au conseil d�partemental de la C�te dOr

« Je suis très inquiet. Le Président de la République et le Premier Ministre ont beau multiplier les prises de parole, les plans à répétition, cela ne passe pas. Ils ne parviennent pas à calmer la profonde colère sociale, qui s'est transformée pour certains en rage.


Je suis inquiet car je ne suis pas convaincu que ces annonces multiples mettent fin ni à la contestation légitime, ni aux violences inadmissibles encouragées par de dangereux extrémistes, qui prennent le mouvement en otage.


La parole macroniste ne porte plus, elle est décrédibilisée. De l'affaire Benalla aux démissions spectaculaires de piliers du système comme N. Hulot ou G. Collomb, jusqu’à la gestion calamiteuse de cette crise des Gilets jaunes, le mal est fait.


Il est bien temps que le Président de la République revienne sur l’erreur de F. Hollande qui avait annulé la défiscalisation des heures supplémentaires instaurée par N. Sarkozy. Il est bien temps aussi de comprendre, enfin, qu’un retraité n’est pas un riche (et encore la CSG est maintenue pour un tiers d’entre eux). Il est bien temps aussi de s’occuper des bas salaires (et encore on est loin du compte)


Mais E. Macron n’a pas engagé la baisse indispensable des dépenses publiques. Pour redonner du pouvoir d’achat sans ruiner l’économie, pour baisser de manière significative impôts et taxes qui pèsent sur les entreprises et les particuliers, rien n’est possible sans réduire drastiquement le train de vie de L’État.


Je suis inquiet de ce manque de clairvoyance. L’impact de cette crise sur notre économie, sur nos PME, sur nos commerces, sur notre image à l'étranger, est catastrophique. Je suis inquiet quand je lis que des Préfets qualifient la situation de pré-révolutionnaire.


A mon sens, il n'y a qu'une solution pour s'en sortir, c’est le recours aux urnes. En 1968, le Général de Gaulle a eu cette force. Référendum, dissolution, nouvelle élection présidentielle, E. Macron doit trouver une voie pour redonner la parole aux Français. Sinon, le pays sera plongé dans le chaos, alors qu'il a un besoin vital d'avancer.


Il n’y aura pas de salut à cette crise sans redonner la parole aux Français ! »


 


Communiqué de François-Xavier Dugourd / 1er Vice-président du Conseil Départemental de la Côte d'Or / Président de la Fédération des Républicains 21