Grésilles : Alain Millot et François Rebsamen se félicitent du maintien des écoles dans le REP

Dans un communiqué, le Maire de la Ville de Dijon Alain Millot et l'actuel ministre du travail et de l'emploi François Rebsamen se félicitent de la décision du maintien des écoles du quartier des Grésilles de Dijon dans le réseau d'éducation prioritaire et soulignent l'action menée par la municipalité pour arriver à cette solution.

15 décembre 2014 à 7h03 par 45

K6 FM

Dans un communiqué, le Maire de la Ville de Dijon Alain Millot et l'actuel ministre du travail et de l'emploi François Rebsamen se félicitent de la décision du maintien des écoles du quartier des Grésilles de Dijon dans le réseau d'éducation prioritaire et soulignent l'action menée par la municipalité pour arriver à cette solution.

" Le jeudi 11 décembre au soir, j'ai reçu une délégation composée des directeurs et directrices des écoles maternelles et élémentaires York, Champollion, Lamartine et Flammarion. Ceux-ci étaient accompagnés de représentants des enseignants et des parents d'élèves de ces établissements.
�? cette occasion, entouré d'Anne Dillenseger, adjointe déléguée à l'éducation, mais également des élus siégeant dans ces écoles, Nuray Akpinar-Istiquam, Hamid El Hassouni, Jean-Yves Pian et Jean-Claude Decombard, ainsi que de la directrice académique Evelyne Greusard, j'ai souhaité leur réaffirmer le soutien plein et entier de la municipalité et notre souhait conjoint de voir ces écoles maintenues dans le réseau d'éducation prioritaire (REP).
Cet échange était indispensable afin de lever les ambiguïtés qui ont pu s'installer depuis le début de la mobilisation.
J'ai tenu à rappeler que dès l'annonce ministérielle visant à retirer les écoles du quartier des Grésilles du REP, j'ai immédiatement exprimé mon désaccord auprès du Ministère de l'éducation nationale par le biais d'un courrier adressé à la Ministre afin de faire valoir tous les arguments qui justifient pleinement le maintien en REP de nos écoles. Dans le même temps, François Rebsamen appuyait cette requête auprès de Najat Vallaud-Belkacem.
Depuis ce jour, tous les élus de quartier et Anne Dillenseger ont été présents, au quotidien, auprès des équipes éducatives et des parents pour les écouter et se tenir à leurs côtés dans le cadre de cette mobilisation. Chaque jour, des contacts ont été pris au sein du Ministère de l'éducation nationale, par les services de la ville, mais également par le rectorat, afin d'obtenir des informations et d'argumenter en faveur du maintien des écoles des Grésilles dans le réseau d'éducation prioritaire.
Avec le souci de maintenir tous les moyens de l'éducation prioritaire aux écoles du quartier, la signature d'une convention nous a été proposée. Cette convention était en effet le moyen de graver dans le marbre et de pérenniser pour quatre ans, le dispositif "plus de maîtres que de classes", l'offre de scolarisation pour les enfants de moins de trois ans et de maintenir un nombre d'élèves par classe favorable, les enseignants conservant pour leur part un régime indemnitaire spécifique pour une durée de trois ans.

Néanmoins, fidèle à ma méthode, respectueux du dialogue et de la concertation, j'ai pris la décision de ne pas signer cette convention tant que la décision définitive du Ministère ne serait pas intervenue. J'en avais d'ailleurs informé le rectorat.

Aujourd'hui, c'est avec une immense satisfaction que la Municipalité, François Rebsamen et moi-même pouvons vous annoncer que notre mobilisation de chaque instant, aux côtés des parents d'élèves et de la communauté éducative du quartier des Grésilles, a été entendue.

En effet, Najat Vallaud Belkacem, Ministre de l'�?ducation nationale, vient de nous faire savoir que le quartier des Grésilles allait être reconnu, de part son caractère unique du à fermeture du collège dans le quartier, comme nécessitant le maintien de ses écoles dans le réseau d'éducation prioritaire.

Cette décision dérogatoire viendra conforter notre volonté de faire de la qualité de l'enseignement dispensé aux enfants de ce quartier, tout comme de l'amélioration de leurs conditions de réussite éducative, une priorité. Je remercie d'ailleurs le collectif que j'ai reçu hier soir de la reconnaissance qu'ils ont témoignée à la municipalité quant à l'action efficace que nous avons conduite en faveur d'un quartier pour lequel des efforts considérables ont été accomplis dans les domaines du logement, de l'emploi, de l'urbanisme, des transports, des équipements publics et de l'éducation. Je rappellerai ici le dispositif "Havres d'enfants", la mise à disposition de personnels municipaux supplémentaires pour l'accueil des plus petits à l'école Champollion, l'attention particulière apportée aux interventions éducatives pendant le temps scolaire ou périscolaire, la politique proactive menée en faveur de la pratique sportive et culturelle dans le quartier...

L'action de la municipalité conduite, parfois sans bruit mais avec une grande ténacité pour porter en haut lieu nos revendications communes à celles des parents d'élèves et de la communauté éducative du quartier des Grésilles, trouve aujourd'hui un heureux épilogue, à l'image de cette citation de Jean Cocteau "il n'y a pas d'amour, il n'y a que des preuves d'amour". La preuve de notre attachement indéfectible à ce quartier et à ses habitants en est aujourd'hui donnée. "

Alain Millot, maire de Dijon, président du Grand Dijon