Ligue 2 : Un DFCO réaliste l'emporte 2-1 sur Orléans

Dans un match étonnement équilibré entre deux formations éloignées de 11 places au classement, Dijon a fait parler son réalisme pour l'emporter à domicile,  2-1 face à Orléans pour la 15e journée du championnat de Ligue 2. 

21 novembre 2014 à 16h46 par 45

K6 FM

Olivier Dall'Oglio avait décidé d'aligner une nouvelle fois Florent Mollet en sentinelle autour de Yohann Rivière. Son attaquant Cap-verdien Julio Tavares revenant trop tardivement d'un match international, il débutait sur le banc. Derrière, les habituels Gastien, Philippoteaux, Amalfitano et une nouvelle titularisation de Jordan Marié à la place de Cissé. En défense, Bamba, Rémy, Varrault et Souprayen épaulent Baptiste Reynet.

Les deux équipes se neutralisent sans risque dans les 10 premières minutes. La première véritable flèche est décochée par une percée orléanaise de Sidibé à la douzème minute, conclue par une frappe au ras du poteau de Reynet. Malheureusement cette action ne réveille pas les deux équipes, qui se contentent de construire jusqu'à de trop fréquentes pertes de balles dans le froid de Gaston-Gérard. Les frissons ne viennent pas de la pelouse. �? peine sont-ils accentués quand Rivière envoie une balle au dessus de la transversale de Thomas Renault à la 20e minute.

Baptiste Reynet est lui bien vigilant sur un coup franc repris dans la surface par un orléanais : il dévit le ballon en corner alors qu'il prenait le chemin de la lucarne. (27e). Alors que le stade s'endort,  Amalfitano contrôle et se retourne en direction du but. Son coup de rein surprend toute la défense qui se fige. Il glisse la balle à Yoahnn Rivière qui conclue sans problème d'un plat du pied assuré (1-0 à la 30e). Un but, symbole de leçon de réalisme sur la première et finalement unique grosse occasion de Dijon pendant la première mi-temps. 

Le réalisme change de camp dès le début de la seconde période. Après 4 minutes de jeu, c'est Luidgi Glombard qui égalise : Il manque une foulée à Varrault sur une balle en profondeur annodine pour rattraper l'attaquant, qui crucifie Reynet (1-1 à la 49e).

Olivier Dall'Oglio décide alors de faire rentrer Tavares  à la place du jeune Florent Mollet pour mettre un peu plus la pression sur la défense d'Orléans. Suite à ce but, les intentions dijonnaises sont bien là mais le DFCO n'est pas à l'abri d'un contre fatal. C'est donc prudemment que le club bourguignon tente de construire. Insuffisant pour faire la diffèrence contre le double rideau défensif mis en place par le coach orlénais Olivier Frapolli. 

C'est finalement Tavares qui apportera ce qu'on attend de lui. Dos au but, il use de tout son physique pour se détacher de 3 défenseurs adversaires, se retourner et glisser le long de la surface. Son centre au deuxième poteau se transforme en passe décisive pour Romain Philippoteaux, qui prend le temps de contrôler et d'ajuster Renault avec une frappe au ras du poteau. (2-1 à la 64e).

Pourtant Orléans ne démérite pas. La partie redevient équilibrée et c'est par à-coup qu'orléanais comme dijonnais acceptent de se livrer, sans toutefois se créer de franches occasions. Dijon se dirige (presque) tranquillement vers un nouveau succès à domicile. Tavares aurait pu corser l'addition à la 80e si son tir à l'entrée de la surface n'avait pas fini dans les gants du portier d'Orléans. Le brouillard tombe sur Gaston Gérard et Orléans ne lâche pas. �? la 85e, une claquette de Reynet sauve les dijonnais d'un nul qui n'aurait pas été immérité. On ne voit presque plus les 22 acteurs dans le brouillard. Il était temps que le match se termine. 

Les 7800 spectateurs n'auront d'ailleurs pas vu beaucoup d'actions. Mais celles-ci auront été ponctuées à chaque fois d'un but, dans un match relativement équilibré, où le réalisme dijonnais aura été suffisamment au dessus de celui des joueurs du loiret pour l'emporter 2-1.