Plan de sauvetage d'Alstom : "un sursis à court terme" pour François Sauvadet

S'il concède que le plan du Gouvernement pour sauver Alstom fonctionne pour l'instant, le Président de l'opposition de droite et du centre au Conseil Régional de Bourgogne-Franche-Comté François Sauvadet estime que ce dernier ne permettra qu'un sursis un court terme.

5 octobre 2016 à 4h38 par 45

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S'il concède que le plan du Gouvernement pour sauver Alstom fonctionne pour l'instant, le Président de l'opposition de droite et du centre au Conseil Régional de Bourgogne-Franche-Comté François Sauvadet estime que ce dernier ne permettra qu'un sursis un court terme.

L'�?tat, la région ou encore la SNCF ont annoncé mettre la main à la pâte ce mardi 4 octobre pour relancer l'activité du site de Belfort du groupe Alstom (voir détail).

Le plan semble unanimement apprécié, mais il pose aussi des questions sur l'avenir du site : 

« Au total, ce sont 500 à 700 millions d'euros qui seront dépensés par l'Etat et la SNCF et cela assure l'avenir pour quelques brèves années.
Ce n'est qu'un sursis car nul n'ignore que la SNCF a déjà trop de locomotives de fret et que, pour les TGV, le parc actuel est suffisant » explique le président du département de la Côte-d'Or, François Sauvadet.

Le chef de file de l'opposition de la droite et du centre en BFC précise sa pensée dans un communiqué : « Chacun sait bien que pour garantir l'avenir du site et de la filière dans notre Région, il faut un vrai projet industriel intégrant le savoir-faire de Belfort et qui soit porté par le groupe Alstom. Un projet qui mette davantage en réseau le site belfortain en cohérence avec l'ensemble des usines du groupe et la stratégie future.

Car il ne faut pas oublier que les inquiétudes pointent sur l'avenir des sites d'Ornans, dans le Doubs, ou de Valenciennes et ses 1 200 emplois. Il faut à Alstom une vision d'avenir et donc réfléchir à terme à des partenariats stratégiques.
Le temps est désormais compté»

Yoann Olid