Voisins vigilants : une 70e convention signée en Côte-d'Or

Alors que le nombre de cambriolages a explosé en Côte-d'Or en 2016, une nouvelle convention du dispositif "participation citoyenne" a été signée ce mercredi soir, à Ouges. Il s'agit de la 70e convention de type "voisins vigilants" qui permet une lutte de proximité contre les vols et agressions.

9 février 2017 à 5h56 par 45

K6 FM

Alors que le nombre de cambriolages a explosé en Côte-d'Or en 2016, une nouvelle convention du dispositif "participation citoyenne" a été signée ce mercredi soir, à Ouges. Il s'agit de la 70e convention de type "voisins vigilants" qui permet une lutte de proximité contre les vols et agressions.

Les voleurs n'ont qu'à bien se tenir : pour lutter contre les vols et incivilités dans les villes et villages, le dispositif de participation citoyenne se développe à vitesse grand V sur le territoire. La commune d'Ouges vient d'en signer une nouvelle ce mercredi soir, portant à 70 le nombre de zones surveillées par ses habitants sur le département.

Grâce à une convention signée entre forces de l'ordre, élus locaux et représentants des habitants de quartier, ce dispositif permet aux habitants d'être acteurs de leur propre sécurité, en faisant "remonter" tout comportement suspect ou doute aux autorités grâce à lien privilégié, à l'image du dispositif "voisins vigilants" dont il s'inspire.

« Cela reste encadré et ne se substitue pas aux missions de prévention de proximité des forces de sécurité. Si les habitants des quartiers concernés sont incités à adopter une attitude vigilante et à coopérer avec les forces de l'ordre en les renseignant, ils n'ont en aucun cas vocation à intervenir eux-mêmes et à se substituer aux gendarmes » précise la préfecture de Côte-d'Or.

D'autres signatures pourraient suivre, mais le colonel Kim, responsable des gendarmes de Bourgogne Franche-Comté, veux aller encore plus loin : « �? Beaune par exemple, habitants et gendarmes peuvent échanger par mail quand ils veulent communiquer et informer d'un agissement suspect ou d'un flagrant délit. On fait même parfois du porte-à-porte pour récolter des informations. Finalement, on retrouve peu à peu ce lien social qu'on avait perdu ». Dans d'autres villes, des alertes "voisins vigilants" sont transmises par SMS aux personnes concernées.

Yoann Olid