« Non aux fermetures de classe à Beaune et dans l’agglo » : la liste Beaune demain partage l'inquiétude ambiante

Alors que les parents d'élèves et enseignants ne cessent de clamer leur opposition à la carte scolaire 2026, les politiques affichent leur soutien. À Beaune, la liste Beaune demain, représentés par les élus Carole Bernhard et Sébastien Picard, critique le gouvernement et demande des mesures concrètes.

Publié : 2 avril 2026 à 9h00 par
Sébastien Picard et Carole Bernhard partagent leurs inquiétudes sur les suppressions de classes.
Sébastien Picard et Carole Bernhard partagent leurs inquiétudes sur les suppressions de classes.
Crédit : Beaune demain

Au tour des personnalités politiques de s'associer aux préoccupations des parents d’élèves et enseignants. Dans le Pays Beaunois, sept classes seraient menacées de disparaître après la parution de la carte scolaire 2026. Cette dernière prévoit la fermeture de 69 classes et la suppression de 33 postes dans le premier degré en Côte-d’Or.

 

Une inquiétude générale

« Les écoles élémentaire Champagne-Saint-Nicolas, primaire Blanches-Fleurs, maternelle des Peupliers de Beaune, mais aussi celles de Nolay, Bligny, Merceuil, Ladoix-Ruffey sont menacées de perdre une classe », annonce la liste Beaune demain dans un communiqué transmis. Avec à sa tête l'ex-candidate à la mairie beaunoise Carole Bernhard, et l’élu d’opposition Sébastien Picard, le collectif « tient à exprimer sa vive inquiétude. »

Des préoccupations auxquelles parents d’élèves et instituteurs s’associent. La semaine dernière à Bligny-lès-Beaune, une action de contestation a été menée devant l’école. Le constat est le même aux alentours de Dijon : à Til-Châtel, à Varanges, à Marliens, à Beire-le-Châtel, pour ne citer qu’elles.

 

Le gouvernement pointé du doigt

L’Éducation Nationale justifie ces baisses de moyens alloués par une baisse démographique observée. Un constat qui, au contraire, aurait pu avoir des bénéfices selon Beaune demain. « Cette baisse réelle du nombre d’élèves aurait pu être l’occasion d’avoir au contraire de meilleures conditions d’enseignement et d’encadrement. Soyons lucides : le gouvernement n’accorde aucune importance à ces critères ! »

Avant de continuer : « Depuis 2017, l’école subit une attaque en règle de la part des gouvernements successifs du président Macron, qui n’ont eu de cesse de fragiliser l’école publique au détriment de l’école privée. »

Carole Bernhard et sa liste estiment que, « dans la France de Macron, il ne fait pas bon être un enfant de la campagne, de quartier populaire, ou simplement en difficultés ». L’élue fait référence aux établissements beaunois touchés par ces fermetures : « Elles concernent les écoles rurales, les enfants des quartiers Blanches Fleurs, Saint Jacques, Ares-Cautain, ou les élèves de l’EREA qui accueille un public nécessitant une attention particulière et un encadrement renforcé. »

 

Les demandes de la liste

C’est donc dans ce contexte de revendications et d’oppositions que Beaune demain laisse apparaître trois points :
« La liste demande un moratoire immédiat sur les fermetures de classes envisagées ; appelle à une réévaluation des besoins en concertation avec les équipes pédagogiques, les parents d’élèves et les élus locaux ; soutient toutes les initiatives citoyennes et éducatives visant à défendre une école publique de qualité pour toutes et tous. »

Enfin, les deux élus rappellent que « investir dans l’éducation, c’est investir dans l’avenir de nos enfants et de notre territoire. »