Carte scolaire 2026 en Côte-d’Or : les enseignants dénoncent des choix « injustes »
Le projet de carte scolaire 2026 en Côte-d’Or, présenté fin mars, prévoit 69 fermetures de classes pour 23 ouvertures. Une orientation vivement critiquée par les enseignants du SE-Unsa 21, qui dénoncent des suppressions de postes jugées excessives malgré une baisse d’élèves comparable à celle de l’an dernier.
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La carte scolaire 2026 en Côte-d’Or provoque de fortes réactions. Présenté ce lundi 30 mars lors du Conseil social d’administration départemental (CSAD), le projet de la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN) prévoit 69 fermetures de classes pour 23 ouvertures. À titre de comparaison, l’an dernier, pour une baisse d’effectifs similaire, 56 fermetures et 27 ouvertures avaient été actées.
Une orientation vivement critiquée par le SE-Unsa 21 (Syndicat des enseignants – Union nationale des syndicats autonomes), qui dénonce une politique « comptable » au détriment des élèves et des enseignants.
Des suppressions de postes jugées disproportionnées
Le cœur de la contestation repose sur un chiffre : 33 postes supprimés dans le premier degré en Côte-d’Or. Une baisse importante, d’autant plus contestée que la diminution du nombre d’élèves reste, selon le syndicat, comparable à celle de l’année précédente. « En Côte-d’Or, la baisse d’effectifs dans le premier degré est quasiment la même que l’an dernier : 957 élèves en moins cette année contre 896 l’an passé. »
Pour le SE-Unsa 21, l’écart est minime. Pourtant, les conséquences sur les moyens alloués seraient bien plus lourdes. « Le nombre de postes supprimés, lui, double : on passe de 16 à 33. C’est radical. C’est massif et c’est profondément injuste. »
Pour les représentants syndicaux, ces chiffres traduisent une orientation claire. « Ces chiffres ne sont pas anodins. Ils traduisent un choix politique clair : celui de faire passer la logique comptable avant la qualité de l’enseignement. »
Des conséquences concrètes dans les écoles
Au-delà des données globales, ce sont surtout les effets sur le terrain qui préoccupent les enseignants. Dans de nombreuses écoles de Côte-d’Or, les organisations syndicales redoutent une hausse des effectifs par classe. Un constat auquel se sont opposés de nombreux enseignants et parents d'élèves ces derniers jours.
Le SE-Unsa 21 évoque des seuils d’élèves qui ne seraient plus respectés, avec des classes dépassant régulièrement les plafonds fixés, notamment celui de 24 élèves. Une situation qui pourrait compliquer le travail des enseignants et réduire le suivi individualisé des élèves.
Une école inclusive sous pression
Autre point sensible : l’accompagnement des élèves en difficulté. Le syndicat insiste sur le manque de moyens dédiés à l’école inclusive, pourtant au cœur des politiques éducatives actuelles. « L’accompagnement des élèves les plus en difficulté va devenir de plus en plus difficile. »
En cause notamment, l’absence de création de postes pour les RASED (Réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté). Ces dispositifs permettent d’apporter un soutien ciblé aux enfants rencontrant des obstacles dans leurs apprentissages. Leur absence ou leur insuffisance pourrait, selon les enseignants, accentuer les inégalités.
Des ajustements qui interrogent
Le SE-Unsa 21 pointe également certaines pratiques utilisées pour ajuster les effectifs. Parmi elles, le passage d’élèves de grande section (GS) de maternelle vers l’élémentaire. « Ce “bricolage” incompréhensible semble devenir systématique pour récupérer un poste. »
Selon le syndicat, ces décisions ont des conséquences directes : elles entraînent des fermetures en maternelle tout en augmentant les effectifs en élémentaire. Une organisation qui, à terme, pourrait nuire à la qualité de l’accueil des plus jeunes comme des plus grands.
Une opposition unanime avant les prochaines étapes
Face à ce projet, l’ensemble des organisations syndicales a voté contre lors du CSAD. Une opposition unanime qui témoigne d’un malaise partagé dans le département. « Pour exprimer leur désaccord face au manque de moyens pour notre département. »
La décision finale n’est toutefois pas encore actée. Le CSAD doit être reconvoqué le 7 avril pour examiner à nouveau le projet. La validation définitive interviendra ensuite le 20 avril lors du Conseil départemental de l’Éducation nationale (CDEN).
D’ici là, les collectivités locales et les représentants des parents d’élèves peuvent encore intervenir en sollicitant une audience auprès de la DSDEN.
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