Restauration scolaire : le projet “Chouette Cantine” tend à s’étendre dans toute la France

Lancé en 2021 par INRAE, Dijon Métropole et l’association Éveil’O’Goût, le dispositif “Chouette Cantine” prépare son extension à l'ensemble du territoire national.

Publié : 22 septembre 2026 à 18h30 par
Ronan Marchand - Journaliste

En cinq ans, le dispositif s'est déjà implanté dans 38 écoles dijonnaises
En cinq ans, le dispositif s'est déjà implanté dans 38 écoles dijonnaises
Crédit : Photo DR : image libre de droits Freepik

Le projet “Chouette Cantine” ayant fait ses preuves dans la région dijonnaise, l’Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement (INRAE) et l’association Éveil’O’Goût souhaitent franchir une nouvelle étape.

 

UNE DÉMARCHE CLÉ EN MAIN ISSUE DE LA RECHERCHE

Pendant cinq ans, le projet a été expérimenté à Dijon dans le cadre du programme “Dijon, alimentation durable 2030” afin de garantir la qualité nutritionnelle et l’impact environnemental des repas servis en cantines

Scientifiquement piloté par le Centre des sciences du goût et de l’alimentation de l’INRAE, “Chouette Cantine” repose sur une méthodologie complète :

  • Un diagnostic initial de l’offre de menus,
  • Une éducation au goût et au plaisir de manger,
  • Une mesure de la satisfaction des élèves face aux plats servis.

L’étude menée dans les 38 écoles a permis de mesurer la qualité nutritionnelle, l’impact carbone ainsi que l'appréciation des repas. Les résultats montrent que les menus végétariens émettent deux fois moins de gaz à effet de serre que ceux contenant de la viande ou du poisson. Le niveau d’appréciation des élèves vis-à-vis de ces repas végétariens reste le même que pour un menu carné.

 

L'OBJECTIF D’UN DÉPLOIEMENT NATIONAL 

Le dispositif alimentaire compte bien franchir une nouvelle étape en changeant d’échelle. Expérimenté à l’heure actuelle dans 38 écoles dijonnaises, le programme “Chouette Cantine” a vocation à être déployé partout en France. 

L’association Éveil’O’Goût s’engage comme opérateur de développement et de diffusion du programme. Outre le déploiement à l’échelle nationale, l’objectif est aussi de sensibiliser les nouvelles générations aux bonnes pratiques alimentaires. Chaque collectivité est amenée à s’approprier le dispositif en l’adaptant au contexte local.

 

LA CANTINE, UN LEVIER POUR MIEUX MANGER

En France, on compte plus de 8,5 millions de jeunes de 3 à 17 ans qui fréquentent une cantine 4 à 5 fois par semaine. Ainsi, la restauration scolaire s’impose comme un levier de choix pour garantir la bonne nutrition de ces jeunes. 

Les politiques publiques en la matière, comme la loi EGalim, se donnent pour objectif de concilier santé humaine, justice sociale et transition écologique. Le tout en assurant la juste rémunération des producteurs locaux.