Carte scolaire 2026 : les parents d’élèves de l’école Maladière à Dijon dénoncent une « décision figée » et promettent de poursuivre le combat

L’annonce, ce lundi 29 juin, de la fermeture provisoire de 10 classes et de l’ouverture de 14 niveaux dans les établissements scolaires du premier degré en Côte-d’Or n’a pas arrangé les choses. Une décision incompréhensible pour les parents d’élèves de l’école maternelle Maladière à Dijon, qui s'opposent à la suppression d'une classe au sein de l'établissement.

Publié : 6h00 par
Léon Charpenay - Redacteur Web

Pigiste

Le rectorat de Dijon a confirmé que les 69 fermetures de classes prévues sont maintenues.
Les parents d'élèves de l'école Maladière à Dijon n'ont cessé d'élever leur voix ces derniers jours.
Crédit : Photo DR : Anthony Paul.

La mobilisation des parents d'élèves de l'école maternelle Maladière, à Dijon, ne faiblit pas. À l'issue de la dernière commission consacrée à la carte scolaire 2026, le rectorat a confirmé, selon les syndicats présents sur place, qu'aucune des fermetures de classes prévues en Côte-d'Or ne serait annulée. Une décision qui suscite une vive incompréhension parmi les familles mobilisées depuis plusieurs semaines.

 

Une décision qui met fin aux derniers espoirs

Les représentants des parents de l'école Maladière espéraient encore un réexamen de leur dossier. Ils avaient multiplié les démarches ces dernières semaines, en rencontrant notamment des représentants du rectorat ainsi que les services de l'État.

Mais selon eux, la décision annoncée lors de la commission confirme que les fermetures étaient arrêtées depuis le début du processus. Pour rappel, le Recrorat a annoncé ce lundi l'ouverture de 14 classes et la fermture de 10 niveaux pour la rentrée prochaine. 

« Nous avons le sentiment que tout cela n'a servi à rien. Rien n'a été étudié », regrettent les parents élus dans un communiqué.

 

Une mobilisation engagée depuis plusieurs semaines

L'école Maladière fait partie des établissements les plus mobilisés contre cette carte scolaire 2026. En juin, plusieurs parents avaient même occupé l'école afin d'alerter les pouvoirs publics sur les conséquences d'une suppression de classe.

Cette mobilisation faisait suite à plusieurs rassemblements organisés dans le département, où enseignants, élus locaux et familles dénonçaient une réduction des moyens accordés au premier degré.

 

Les parents dénoncent des classes toujours plus chargées

Dans leur communiqué, les représentants des familles s'inquiètent particulièrement des conditions d'accueil des jeunes élèves.

Ils estiment que des classes pouvant accueillir jusqu'à 30 voire 35 enfants ne permettront plus d'assurer un accompagnement satisfaisant, notamment pour les élèves les plus fragiles ou ceux ayant des besoins éducatifs particuliers.

Les parents rappellent que l'instruction est obligatoire dès l'âge de trois ans et s'interrogent sur les moyens réellement accordés à l'école pour répondre à cette obligation

 

Les parents annoncent de nouvelles actions

Pour les représentants de l'école Maladière, cette décision ne marque pas la fin de leur mobilisation.

Ils annoncent vouloir engager de nouveaux recours, notamment auprès du Défenseur des droits et, si nécessaire, devant la justice administrative.

« Nous continuerons à nous battre », assurent-ils, estimant que cette fermeture aura des conséquences directes sur les conditions d'apprentissage des enfants. La mobilisation contre la carte scolaire 2026 pourrait donc se poursuivre dans les prochaines semaines en Côte-d'Or.