De nouveaux chiffres négatifs et un emploi salarié qui recule en Bourgogne Franche-Comté en 2025

La Bourgogne-Franche-Comté enregistre une baisse de l’emploi salarié en 2025, accompagnée d’une hausse du chômage. Tous les secteurs sont touchés, malgré quelques activités encore dynamiques.

Publié : 6h00 par
Léon Charpenay - Redacteur Web

Pigiste

En 2025, l’emploi salarié recule en Bourgogne-Franche-Comté et le chômage augmente.
En 2025, l’emploi salarié recule en Bourgogne-Franche-Comté et le chômage augmente.
Crédit : Prépa FP

Le marché du travail en Bourgogne-Franche-Comté s’est dégradé en 2025, selon une dernière étude de l'Insee. L’emploi salarié recule de 0,6 % sur un an, soit davantage qu’au niveau national où la baisse est limitée à 0,2 %.

La région compte désormais 988 900 emplois salariés. En Côte-d’Or, la diminution atteint 0,4 %. « Le nombre d'emplois salariés recule davantage dans la région qu'au niveau national », partage l'institut.

 

Le secteur privé en première ligne

Le recul touche particulièrement le secteur privé, qui perd 6 150 emplois en un an, soit une baisse de 0,8 %. Cette évolution intervient dans un contexte économique défavorable, marqué par un marché automobile en recul, une consommation des ménages jugée décevante et un secteur de la construction toujours en difficulté.

Malgré cette tendance, certains domaines restent créateurs d’emplois. « Quelques secteurs restent dynamiques » , notamment la santé, l’hébergement-restauration, l’agroalimentaire et l’agriculture.

 

Le chômage repart à la hausse

Le taux de chômage atteint 7,1 % de la population active fin 2025 en Bourgogne-Franche-Comté, en hausse de 0,6 point sur un an . Il reste toutefois inférieur à la moyenne nationale, établie à 7,9 %.

Tous les départements sont concernés par le recul de l’emploi. La baisse est plus marquée dans le Territoire de Belfort (–1,4 %), le Doubs et le Jura (–0,9 %). Elle est plus limitée en Côte-d’Or (–0,4 %) et en Saône-et-Loire (–0,3 %) .

 

Des tensions économiques persistantes

Plusieurs secteurs restent en difficulté. L’agriculture est contrastée, avec des céréaliers en difficulté mais une production viticole en hausse, malgré un recul de la demande en vins rouges. Dans la construction, les mises en chantier restent faibles, même si les permis de construire repartent à la hausse .

Enfin, le nombre de défaillances d’entreprises atteint son plus haut niveau depuis dix ans, tandis que les créations d’entreprises battent un record.

 

L'infographie communiquée :