La CGT 21 condamne l’obligation vaccinale pour les soignants

La direction du syndicat CGT de Côte d'Or a réagi ce vendredi matin aux dernières annonces d’Emmanuel Macron et notamment au sujet de l’obligation vaccinale pour le personnel soignant, et les sanctions envisagées en cas de refus.

16 juillet 2021 à 8h24 par La Rédaction

La CGT 21 condamne l’obligation vaccinale pour les soignants
La CGT 21 condamne l’obligation vaccinale pour les soignants
Crédit: Photo d’illustration / CHU de Dijon

Retrouvez ci-dessous le communiqué de la CGT santé 21 :

« Encore une fois, le respect des libertés individuelles est bafoué et les Français infantilisés. Nous rappellerons que 30% des soignants ont contracté la covid depuis ces derniers 18 mois, ils n’ont donc pas forcément besoin du vaccin et ils n’ont pas été déclarés prioritaires à la vaccination lors du déploiement de celle-ci. Les soignants non vaccinés et non touchés par le virus ou ses variants démontrent une exemplarité dans l’application des gestes barrières et à travers leur vigilance de tous les instants. Pourtant, les protections indispensables : masques, blouses, gants ont manqué au début de l’épidémie. Les soignants sont exemplaires et se sont épuisés à permettre au système de soins de remplir sa mission de soigner tout le monde, malgré les fermetures de lits qui n’ont pas cessé depuis 18 mois. Suppressions de congés, allongement des journées de travail, changements d’affectations, réduction des temps de repos, dans ces conditions déplorables, travailler alors que leur test PCR était positif ne posait aucun problème à leur directions.  

Cette obligation, assortie de sanctions conduisant jusqu’au licenciement, n’est pas tolérable alors même que les conditions de travail tellement dégradées qu’ils connaissent depuis plusieurs années et spécialement en 2020, les amènent à quitter leur métier par épuisement physique et psychologique. Préserver les soignants en activité, leur donner des conditions de travail correctes, ne passera pas par l’obligation vaccinale et la mise en place de sanctions. Après les applaudissements de ceux-ci, le gouvernement les présente comme responsables de la propagation du virus. C’est totalement infondé et intolérable. Le gouvernement ne vise pas à la protection de la santé des français, mais à une croissance de 6% pour la fin de son mandat et continue une politique ultra-libérale en favorisant l’enrichissement du capital en général et des firmes pharmaceutiques en premier lieu.  

Mr le Président, nous ne sommes pas dupes de vos intentions de détruire les services publics de santé et de votre politique anti sociale et autoritaire. Les personnels concernés n’accepteront jamais vos propos et vos décisions. Ils ne se laisseront pas accuser publiquement de ne pas avoir la protection du patient comme priorité et de ne pas être responsables de leurs choix dans l’exercice de leurs métiers. »