Maltraitance animale : l’association FUTUR porte plainte contre l’adolescent qui torturait des chatons

Un jeune homme de 16 ans s’est filmé en train de torturer des chatons dans une ferme du Doubs. Il a été interpellé ce lundi suite à la diffusion des images sur les réseaux sociaux et de nombreux signalements. L’association de protection animale FUTUR annonce qu’elle va déposer plainte contre l’adolescent.

Publié : 19h00 par
Léon Charpenay - Redacteur Web

Pigiste

L'association de protection animale FUTUR porte plainte contre l'adolescent torturant des chatons.
L'association de protection animale FUTUR porte plainte contre l'adolescent torturant des chatons.
Crédit : Photo DR : image générée par IA

Un jeune homme a été interpellé après avoir diffusé sur Snapchat des vidéos le montrant en train de torturer et de tuer plusieurs chatons dans une exploitation agricole du Doubs. Les faits, révélés ce week-end, ont suscité une vive émotion sur les réseaux sociaux et provoqué l’indignation des défenseurs de la cause animale.

 

Des images insoutenables diffusées sur les réseaux sociaux

Selon les informations communiquées par l’association FUTUR, les vidéos montrent des chatons tout juste nés victimes d’actes de torture ayant entraîné leur mort. Les images, particulièrement choquantes, auraient été partagées sur Snapchat avant d’être rapidement signalées par de nombreux internautes.

Face à l’ampleur de l’émotion suscitée par ces contenus, les signalements se sont multipliés, permettant aux autorités d’identifier puis d’interpeller le suspect.

L’association a diffusé une vidéo sur ses réseaux sociaux résumant la situation. Attention certaines images peuvent choquer !

 

L’association FUTUR saisit la justice

À la suite de ces faits, l’association FUTUR a annoncé son intention de déposer plainte directement auprès du procureur de la République. L’organisation condamne avec fermeté ces actes de cruauté et appelle à une réponse judiciaire exemplaire.

« Tant que les animaux dans leur globalité seront considérés comme des objets ou des outils, ce sera la porte ouverte à toutes dérives. On espère une sanction exemplaire », déclare Vuk, porte-parole de l’association FUTUR.

 

Ce que prévoit la loi contre la cyber-cruauté animale

FUTUR rappelle que la législation française sanctionne sévèrement les actes de maltraitance animale ainsi que leur diffusion en ligne.

Depuis l’adoption de la loi visant à lutter contre la maltraitance animale, la diffusion sur Internet d’images montrant des sévices graves ou des actes à caractère sexuel commis sur un animal est passible de :

  • 2 ans d’emprisonnement ;
  • 30 000 euros d’amende.

Les auteurs des sévices eux-mêmes encourent des peines plus lourdes lorsque les violences entraînent la mort de l’animal :

  • jusqu’à 5 ans de prison ;
  • 75 000 euros d’amende.

 

Des demandes de sanctions exemplaires

À travers sa plainte, l’association FUTUR demande notamment :

  • une réponse judiciaire stricte et exemplaire ;
  • une interdiction définitive de détenir un animal pour l’auteur des faits.

Pour les défenseurs de la cause animale, cette affaire rappelle l’importance des signalements effectués par les internautes lorsqu’ils sont confrontés à des contenus violents ou illégaux sur les réseaux sociaux.