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84 100 jeunes chômeurs ou inactifs en Bourgogne-Franche-Comté : pas ou peu diplômés, souvent au domicile familial

12 février 2020 à 16h00 Par la rédaction
Crédit photo : Photo d’illustration INSEE

C’est une information donnée ce mercredi par l’INSEE : en Bourgogne-Franche-Comté, 84 100 jeunes sont en situation de chômage ou d’inactivité. Ils habitent plus souvent chez leurs parents que ceux ayant un emploi. Lorsqu’ils vivent en couple, leur conjoint est une fois sur trois sans emploi. Ci-dessous le communiqué de l’INSEE de Bourgogne-Franche-Comté.

En Bourgogne-Franche-Comté, parmi les jeunes âgés de 16 à 29 ans, 84 140 sont au chômage ou en inactivité en 2016. Ainsi 20 % des jeunes de cette tranche d’âge ne travaillent pas sans pour autant poursuivre des études. Cette proportion est cependant parmi les plus faibles de métropole. La région se classe au 5e rang derrière la Bretagne, les Pays de la Loire, Auvergne-Rhône-Alpes et l’Île-de-France. Ce sont des régions où le marché du travail est globalement moins dégradé : dans ces cinq territoires, le taux de chômage, en particulier celui des 15-24 ans, est inférieur à la moyenne de France métropolitaine. Sans qualification, trouver un premier travail et accéder durablement à l’emploi est beaucoup plus compliqué pour les jeunes sortis précocement du système éducatif. Ceux-ci constituent un des publics prioritaires du Pacte régional d’investissement dans les compétences. Leurs difficultés d’insertion ont une incidence sur leurs conditions de vie à une période où ils cherchent leur autonomie. Elles peuvent remettre en cause leur départ du foyer parental, leur mise en couple, l’arrivée d’un premier enfant.

Une grande majorité de jeunes éloignés de l’emploi pas ou peu diplômés

Peu de jeunes de 16 à 20 ans sont au chômage ou en inactivité, la plupart étant encore en études. Dans la région, la moitié des jeunes chômeurs ou inactifs a entre 20 et 25 ans, population qui peut bénéficier d’un accompagnement global vers l’insertion professionnelle et sociale de la part des Missions Locales. Un tiers a au moins 26 ans, âges ciblés par d’autres dispositifs d’aide à la mise en place de projets professionnels. Les jeunes chômeurs ou inactifs sont, en grande majorité, pas ou peu diplômés : plus d’un tiers d’entre eux n’ont aucun diplôme et un quart dispose d’un CAP/BEP. Dans la région, comme en France, débuter dans la vie active est plus difficile pour les jeunes faiblement diplômés. En 2018, sept mois après la fin d’un cursus de formation professionnelle, à peine 68 % des diplômés d’un CAP en Bourgogne-Franche-Comté ont un emploi. Ce taux d’emploi atteint 86 % pour les titulaires d’un Deug, BTS, DUT ou DEUST et 89 % pour ceux encore plus diplômés. Ainsi, la possession d’un diplôme augmente les chances d’accéder rapidement et à l’emploi. Cependant, elle ne préserve pas complètement du chômage ou de l’inactivité : 16 % des jeunes au chômage ou en inactivité sont titulaires d’un diplôme d’études supérieures.

Jeunes en chômage : les trois quart ont déjà travaillé

La grande majorité des jeunes sans emploi et ne poursuivant pas d’études sont en situation de chômage (70 %). Ils ont, alors pour la plupart, déjà travaillé et sont moins soumis au chômage de longue durée : 31 % sont au chômage depuis plus d’un an contre 44 % pour l’ensemble des chômeurs de la région. Néanmoins, certains jeunes sont au chômage de longue durée dès leur entrée dans la vie active : un quart n’ont aucune expérience professionnelle. Dans la région, un peu plus de 10 % des jeunes au chômage pourraient rencontrer des difficultés accrues dans leur recherche d’emploi. Ils sont à la fois non-diplômés et recherchent un emploi depuis plus d’un an. Cette situation de forte vulnérabilité sur le marché du travail pourrait être accentuée pour 4 % des chômeurs (2 190) qui cumulent ces deux difficultés et l’absence d’expérience professionnelle.

Les jeunes femmes plus souvent sans emploi, davantage au foyer

Les jeunes éloignés de l’emploi sont en majorité des femmes. Celles-ci sont en effet plus fréquemment touchées par le chômage ou l’inactivité que les hommes ; 21 % des femmes de 16 à 29 ans de la région contre 18 % des hommes. Les femmes concernées ont un niveau de diplôme plus élevé que les hommes et elles sont en moyenne plus âgées. À partir de 26 ans, elles sont plus souvent en situation d’inactivité, fréquemment femmes ou mères au foyer.