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Alain Suguenot mis en examen

06 décembre 2018 à 06h30 Par la rédaction
L'information a été donnée tard ce mercredi soir

Nous avons appris ce mercredi soir qu'après sa garde à vue, le maire de Beaune a été mis en examen pour détournement de fonds publics. Alain Suguenot a ensuite réagi dans la soirée par communiqué.

Nous avons tout d’abords appris l’information par un communiqué du procureur de la République de Dijon :

« Monsieur Alain SUGUENOT, son épouse et leur fille ont été présentés ce jour, en fin d'après-midi, au magistrat instructeur qui a procédé à leur mise en examen des chefs de :

- détournements de fonds publics par dépositaire de l'autorité publique et blanchiment, s'agissant de Monsieur Alain SUGUENOT,

- recels habituels de détournements de fonds publics et blanchiment, s'agissant de son épouse et leur fille.

Une mesure de contrôle judiciaire a été décidée à l'encontre des mis en examen, par le juge d'instruction, comportant les obligations suivantes :

- pour Monsieur SUGUENOT : interdiction d'entrer en contact avec ses anciens attachés parlementaires, interdiction de se rendre à l'Assemblée Nationale et versement d'un cautionnement de 250 000 € dans un délai de 2 mois

- pour son épouse et leur fille : interdiction d'entrer en contact avec les anciens attachés parlementaires d'Alain SUGUENOT et interdiction de se rendre à l'Assemblée Nationale.

Les autres gardes à vue ont été levées sans mise en examen.

A ce stade de l'information, le magistrat instructeur a considéré qu'il existait des indices graves ou concordants à l'encontre de Monsieur Alain SUGUENOT d'avoir perçu des indemnités de représentation et des indemnités destinées à rémunérer des attachés parlementaires et de les avoir détourné et utilisé à des fins personnelles, notamment en en faisant profiter son entourage familial, et d'avoir, par des montages financiers complexes, cherché à dissimuler l'origine des fonds détournés.

Les faits sont, en l’état, intégralement contestés. L’information judiciaire, menée par le magistrat instructeur et, sous son autorité, par la direction interrégionale de la police judiciaire de Dijon, se continue et aura pour objet de déterminer si ces infractions peuvent effectivement être reprochées aux mis en cause qui restent, il convient de le rappeler, présumés innocents. »

 

Plus tard dans la soirée, Alain Suguenot a réagi dans un communiqué :

« Il y a 18 mois, j’ai choisi de me consacrer à ma ville et à notre agglomération, et de ne pas me représenter à un nouveau mandat parlementaire.

Pour être bien certains que je ne me représenterai pas à l’époque, des esprits bien intentionnés n’ont pas hésité à pratiquer, d’une manière bien sûr anonyme, la calomnie et le mensonge, le Canard enchaîné s’en était fait à l’époque l’écho.

J’avais aussitôt expliqué que mon épouse et ma fille travaillaient bien au service de tous, tant dans ma circonscription, qu’à l’Assemblée Nationale avec mon troisième assistant.

Comme les plats réchauffés quelquefois se mangent froids, 18 mois après la fin de ce mandat, à un moment particulier de notre vie politique, cette affaire ressurgit comme par enchantement.

Une mise en examen, dont il est fait immédiatement appel, qui me renforce à défendre l’honneur de ma famille, ma volonté d’action et l’image de notre territoire.

Hélas la durée des procédures ne me permettra sans doute pas de défendre mon honneur avant une échéance prochaine, ce que je regrette ... ayant foi dans la justice de notre pays et dans sa capacité à faire éclater la vérité. Merci aux centaines de témoignages de soutien que j’ai reçus dans ces moments que j’ai bien évidemment mal vécus. L’amitié et la fidélité sont des valeurs qui calment souvent de bien grands maux. »