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Dijon métropole à fond sur l’hydrogène

15 janvier 2020 à 12h45 Par la rédaction
Crédit photo : Futura Sciences

Dijon métropole a présenté ce mardi son dispositif de production d’hydrogène pour les années à venir. Une énergie qui pourrait à terme servir pour faire fonctionner les bus Divia.

Dijon, finaliste du concours « Capitale verte européenne 2022 » et labellisée « Cit’ergie », développe la mobilité verte en renforçant l’utilisation des énergies renouvelables sur le territoire métropolitain. La collectivité a lancé la création d’une unité de production d’hydrogène par électrolyse et de distribution à partir de l’électricité « verte » issue de la combustion de déchets ménagers dans son unité de valorisation énergétique (UVE). Objectif : alimenter une flotte de véhicules propres, levier essentiel de la transition énergétique et décarbonée. L’État, via l’ADEME (Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie) et la région Bourgogne-Franche-Comté apportent leur soutien financier au projet.

Après le développement des modes de déplacement doux à Dijon (Tram, Bus hybrides, vélo), la création de secteurs piétons, les plans d’actions en faveur de la biodiversité et de la préservation des insectes pollinisateurs, le développement du réseau de chaleur urbain, Dijon métropole poursuit son engagement pour le développement de l’écologie urbaine et des mobilités douces au travers d’un nouveau projet très ambitieux basé sur l’utilisation de l’hydrogène.

L’hydrogène combine tous les atouts pour relever le défi de la transition énergétique. Il ne rejette que de l’eau et génère zéro bruit, zéro gaz à effet de serre et zéro particule. Dijon métropole a donc imaginé un système en circuit court afin de produire localement de l’hydrogène d’origine renouvelable. Dans l’unité qui sera créée à proximité du site de valorisation énergétique de la métropole (rue Alexander Fleming), le gaz sera fabriqué par électrolyse de l’eau. Sa production s’appuiera essentiellement sur l’électricité « verte » issue du Groupe turbo alternateur de l’unité de valorisation énergétique. Elle sera complétée à terme par de l’électricité provenant de la ferme photovoltaïque ou par d’autres productions renouvelables de proximité.

L’électrolyseur fournira dans un premier temps 500 kilos d’hydrogène par jour. Ils alimenteront les piles à combustible des véhicules électriques à hydrogène d’une flotte de la métropole de huit bennes à ordures ménagères, de six véhicules utilitaires légers, l’objectif étant de déployer cette technologie aux bus lors du prochain renouvellement de parc. In fine, la station permettra de recharger tous types de véhicules électriques à hydrogène sur le territoire à tous ceux qui le souhaitent, entreprises et particuliers.

La création de cette unité est portée par Dijon métropole et l’entreprise Rougeot Energie dans le cadre d’une société par action simplifiée (SAS) baptisée Dijon Métropole Smart Energhy (DMSE). Créée en application des dispositions de l’article L.2253-1, la collectivité et Rougeot Energie constituent une SAS pour produire et fournir des énergies renouvelables à partir d’installations situées sur le territoire métropolitain. DMSE sera accompagnée par Keolis, acteur de la mobilité partagée et de la transition énergétique, et Hynamics, filiale du groupe EDF. La région Bourgogne-Franche-Comté a déployé un plan hydrogène ambitieux qui fait du développement de la filière une priorité pour réussir l’indispensable transition énergétique. À ce titre, elle soutiendra la création de l’unité de production, de distribution et de stockage de Dijon métropole.

 

DIJON MÉTROPOLE SMART ENERGHY EN CHIFFRES

En 2019, la métropole fait partie des onze lauréats de l’appel à projets « Écosystèmes et mobilité hydrogène » lancé par l’ADEME. Le coût global de la station est estimé à 6,5M€.

Le projet a été labellisé par l’ADEME qui cofinancera l’installation de l’infrastructure à hauteur de 1,8M€ et 1,6M€ pour les véhicules.

Dijon métropole fera l’acquisition de 8 bennes à ordures ménagères.

La mise en service de l’unité de production est prévue pour l’été 2021.

Dès 2022 : une économie de 1 750 tonnes de CO² par an soit 700 A/R Paris – New-York

Une production de 500 kilos d’hydrogène par jour.