Fin de l’attente pour les employés de la Chocolaterie de Bourgogne ?

Ce jeudi, l’avenir des célèbres escargots pralinés sera entre les mains du Tribunal de Commerce de Dijon. Une nouvelle audience qui devra déterminer si l’entreprise Dijonnaise, a trouvé un repreneur fiable. Retour sur l’histoire mouvementée de la Chocolaterie de Bourgogne.

10 janvier 2018 à 9h19 par Marylou Fossot

K6 FM

Depuis la fin du XXème siècle, l’entreprise Bourguignonne est en proie à de nombreuses difficultés financières. Pourtant maintenue hors de l’eau par de grands groupes renommés, la société n’est toujours pas parvenue à se relancer.

 En 1996, le groupe Nestlé était à la tête de la chocolaterie qui comptait plus de 350 salariés, 1,2 milliards d’euros de chiffre d’affaire, et près de 350 saisonniers. Tout semblait donc aller pour le mieux pour l’une des plus anciennes maisons Dijonnaises. Mais à l’aube des années 2000, le groupe Lanvin récupère une chocolaterie en plein déclin, à cause de la décroissance des ventes de boîtes d’assortiments. Un coup dur appuyé par la baisse de rentabilité de l’entreprise. En 2007, le leader mondial de la fabrication de cacao et de chocolat, Barry Callebault propose un partenariat. 300 emplois seront perdus en 3 ans. En 2012, trois repreneurs présentent alors un nouveau projet : créer la marque « Chocolaterie de Bourgogne », et s’attaquer au marché de la grande distribution. Un an et demi plus tard, c’est chose faite.

Malgré cela, les années fastes de la chocolaterie de Pierre Lanvin, semblent aujourd’hui bien loin. De nombreux repreneurs proposent de redorer l’image de la société Bourguignonne, mais en vain. Il y a quelques semaines, un potentiel acquéreur s'est présenté. Depuis le 20 Décembre, date de la dernière audience, ce dernier devait "préciser son projet" et "offrir de meilleurs garanties au niveau social". Le tribunal devra statuer en faveur ou non de cette offre.