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Gvantsa, la jeune lycéenne géorgienne a été régularisée

05 septembre 2019 à 08h55 Par la rédaction
Les camarades et professeurs de la jeune géorgienne s’étaient mobilisés il y a 10 jours lors d’une manifestation à Dijon
Crédit photo : DR

Le collectif de soutien aux demandeurs d'asile et de migrants de Côte d'Or nous a appris ce mercredi soir la régularisation de la jeune Gvantsa, lycéenne géorgienne scolarisée au lycée Dijonnais Hyppolyte Fontaine, qui était menacée d’expulsion et qui avait passé quelques jours au centre de rétention de Metz au mois d’août. Ci-dessous le communiqué.

C'est avec une grande joie que nous avons appris aujourd'hui que Gvantsa, lycéenne dijonnaise victime d'une tentative d'expulsion qui a soulevé une grande émotion vient d'être régularisée. Elle va pouvoir continuer ses études et vivre auprès des siens. Cette belle nouvelle est une mesure de sagesse, c'est aussi le résultat d'une magnifique mobilisation de sa famille, des ses professeurs et camarades de classe, des associations de défense des droits humains, des plus de 7500 signataires de la pétition de soutien, des élus et personnalités qui sont intervenus. Merci à tous, c'est la preuve de l'importance de l'engagement citoyen pour la défense de valeurs essentielles.

Mais c'est aussi un jour de tristesse et de colère. Un de ses camarades de lycée Qadri, jeune nigérian en France depuis plus de six ans, vivant avec sa mère et ses jeunes frères et sœurs qui remplissent toutes les conditions de régularisation et en butte à un refus injustifiable, a été arraché aux siens à six heures ce matin et embarqué directement dans un avion pour un pays où son père a disparu et où il n'a plus de lien. Il ne lui a été laissé aucun temps pour se défendre et faire valoir ses droits. Il venait de réussir brillamment son bac et s’apprêtait à rentrer en BTS. Il fait partie de tous ces jeunes formés en France, engagés dans des études ou un apprentissage, pour qui la préfecture refuse depuis plus d'un an toute discussion et toute recherche de solutions.

Qadri doit pouvoir retrouver les siens, des solutions humaines doivent être recherchées pour ces jeunes et leurs familles. Les représentants de l'état ont toute possibilité pour cela, ils doivent ouvrir leurs portes au dialogue.

Communiqué du collectif de soutien aux demandeurs d'asile et de migrants de Côte d'Or