IDIABÈTE : LA NOUVELLE CARTE QUI PEUT SAUVER DES VIES

C’est une première en France : la carte iDiabète, qui va connecter plus facilement les patients diabétiques et les professionnels de santé, a été lancée à Dijon ce mercredi.

7 mars 2019 à 15h38 par la rédaction

K6 FM
Professeur Fran�ois-Andr� Allaert, concepteur du projet, Marie-Guite Dufay, pr�sidente de la R�gion
Crédit: R�gion Bourgogne Franche-Comt�

« C’est facile, c’est tactile, c’est utile ! » La carte iDiabète, une première en France, a été lancée ce mercredi 6 mars, à Dijon. L’idée est simple, et on se demande encore pourquoi personne n’y avait pensé plus tôt : « Il s’agit pour chaque diabétique qui en fait la demande de disposer en permanence d’une carte  estampillée d’un QR Code, explique le professeur François-André Allaert, président de la société CEN Connect, créateur de la carte iDiabète. A l’aide d’un smartphone, un simple coup de flash permet aux professionnels de santé d’accéder à la carte d’identité du patient : son type de diabète, son traitement médicamenteux, ses allergies … » L’intérêt est multiple. C’est d’abord une aide qui peut s’avérer capitale en cas d’urgence, les médecins ayant accès aux informations essentielles, même si le patient est inconscient. C’est aussi un vrai gage de sécurité pour les patients comme pour les médecins : « Les traitements sont parfois complexes, avance la diabétologue Françoise Giroud. Les noms compliqués à retenir. Les patients ne savent pas toujours expliquer leur pathologie. C’est une avancée thérapeutique majeure pour notre profession. »

150 000 personnes atteintes de diabète en Bourgogne-Franche-Comté

Madame Saclier est une des premières à avoir testé l’application : « Je n’ai pas spécialement l’habitude d’utiliser un smartphone, mais je dois dire que c’est d’une simplicité enfantine. On le fait une fois, et ensuite, on peut se faire aider de son médecin pour remplir sa fiche. Je dois avouer que c’est très rassurant. On sait que l’on peut être pris en charge très rapidement en cas de problème. » Reste à la faire connaître auprès des malades, mais aussi des médecins et des urgentistes, qui devront s’habituer à utiliser ce type d’application. Une application qui pourrait d’ailleurs s’étendre à l’avenir à d’autres pathologies : « On verra, prévient le professeur François-André Allaert. On va déjà tester la pertinence sur les diabétiques, mais sur d’autres maladies comme la sclérose en plaque ou l’hémophilie, c’est quelque chose qui peut se dupliquer ». On compte 150 000 personnes atteintes de diabète en Bourgogne-Franche-Comté. 500 ont déjà fait une demande de carte. « On espère en avoir quelques milliers dans les mois à venir » a conclu François-André Allaert.

Communiqué du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté