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Le DFCO remporte le festival offensif face à Rennes (3-2)

19 avril 2019 à 20h50 Par Hugo Scherrer
Pluie de buts sur Gaston Gérard et une victoire 3-2 des hommes d'Antoine Kombouaré face au Stade Rennais.
Crédit photo : Fabrice Aubry

Au terme d’une rencontre complètement folle où les locaux ont été rejoints au score deux fois, le DFCO a finalement dominé le Stade Rennais sur le score de 3-2. Dix-huitièmes au classement, les Rouges viennent de remporter sept points en trois matchs et mettent la pression sur leurs adversaires directs, Caen et Guingamp.

L’entame de match est dijonnaise ; plus mordants, les rouges récupèrent plusieurs ballons dans des positions intéressantes à l’image de Naïm Sliti (3’) ou Benjamin Jeannot (4’). Et c’est tout sauf un hasard si Nayef Aguerd se procure la première occasion du match, en reprenant de la tête (non cadrée) un corner tiré par Sliti (6’). Les centres se multiplient sur le but de Koubek. Naïm Sliti, puis Romain Amalfitano sont proches de trouver la tête de Jeannot (10e).

Le premier frisson pour les Dijonnais intervient à la 13e minute quand, à la suite d’une incursion de Niang dans la surface, l’arbitrage vidéo est demandé pour une prétendue main du défenseur Nayef Aguerd. Le jeu se poursuit finalement et c’est ce même Aguerd qui, sept minutes plus tard, ouvre le score pour le DFCO. A la suite d’un corner tiré par Sliti au deuxième poteau, le Marocain ajuste le gardien avec une tête imparable, dans la lucarne opposée (1-0, 20e). Un but mérité au vu de la physionomie du match.

Hormis une frappe dangereuse mais au-dessus de Niang à l’entrée de la surface (34e), le Stade Rennais peine à réagir après l’ouverture du score. Le DFCO passe même tout proche de doubler la mise quand Saïd, idéalement servi sur une passe latérale d’Amalfitano, tente sa chance seul à l’entrée de la surface. Son tir à contre-pied, pas assez puissant, est détourné du bout du pied par Koubek (35e).

Les Dijonnais rejoignent le vestiaire avec un avantage d’un but, bien qu’Hatem Ben Arfa faillit trouver la faille sur un coup franc tiré à 20 mètres, juste au-dessus de la transversale.

Avant le match, Antoine Kombouaré avait prévenu que la force offensive du Stade Rennais était à craindre. Cette analyse se vérifia complètement lors d’un deuxième acte débridé.

D’une frappe à ras-de-terre croisée, Adrien Hunou égalise pour des Rennais jusqu’ici en dedans (1-1, 51e). Le doute aurait pu s’installer du côté des locaux… mais Benjamin Jeannot, par une reprise de volée splendide, redonne immédiatement l’avantage aux siens (2-1, 56e). Une avance encore une fois de courte durée car Niang, cinq minutes plus tard, trouve les filets de Runarsson avec une « presque » retournée là-encore magnifique (2-2, 61e).

Les deux équipes donnent alors l’impression que seule une victoire pourra les contenter. Les occasions chaudes se multiplient : Ben Arfa (73e) répond à Saïd (68e), Bourigeaud (76e) s’illustre quelques secondes après une énorme occasion obtenue par Sliti (75e)…

Et c’est finalement Saïd, après une belle remontée de terrain de Chafik, qui redonne l’avantage au DFCO (83e, 3-2). L’attaquant dijonnais efface d’abord Da Silva d’un crochet destructeur, avant d’ajuster avec sang-froid Koubek.

Le plus dur semble acquis pour Dijon qui résiste durant les dix dernières minutes pour valider un succès précieux dans la course au maintien. Au coup de sifflet final, les 12.700 supporters Dijonnais exultent : les hommes de Kombouaré tiennent enfin un nouveau succès à domicile. Le premier depuis le 26 janvier, face à Monaco.

Les équipes :

Dijon FCO :

Runarsson – Alphonse, Aguerd, Yambéré, Chafik – Sliti, Marié, Balmont, Amalfitano – Said, Jeannot

Stade Rennais :

Koubek – Da Silva, Doumbia, Nyamsi, André, Traoré – Grenier, Hunou – Sarr, Niang, Ben Arfa