Les pompiers de Cote d’Or ont affichés leur colère ce jeudi

Les pompiers de Côte d’Or ont manifesté ce jeudi après-midi en marge de l’ouverture de la foire de Dijon pour réclamer la création de nouveaux postes. L’utilisation des engins de secours n’a pas du tout plu au président du conseil département, François Sauvadet, et au préfet de Côte d’Or, qui ont réagi dans un communiqué.

2 novembre 2018 à 6h52 par la rédaction

K6 FM
Crédit: SDIS21

Voici le communiqué envoyé ce jeudi par le conseil départemental :

« A la suite de la manifestation des sapeurs-pompiers qui s’est déroulée ce jour lors de l’inauguration de la foire internationale et gastronomique de Dijon, Bernard SCHMELTZ, préfet de la région Bourgogne Franche-Comté, préfet de la Côte-d’Or et François SAUVADET, président du conseil départemental de la Côte d’Or, condamnent l’utilisation par les manifestants de pétards ainsi que de véhicules de secours et d’incendie à des fins autres que celles requises par les nécessités du service.

Si le droit de manifester est parfaitement reconnu, il n’autorise ni les dégradations sur les véhicules de secours tagués à la peinture blanche pour inscrire des revendications, ni la mise à feu de pétards dont la dangerosité potentielle est avérée.

Aussi, le préfet et le président du conseil départemental se réservent la possibilité de demander des poursuites disciplinaires. »

Vincent Dancourt, Président du SDIS de la Côte-d'Or, a lui aussi très vite réagi à l’issu de cette manifestation en dénonçant le fond et à la forme : 

« Ce jeudi 1er novembre, la Fédération Autonome des Sapeurs-Pompiers a souhaité porter les négociations syndicales sur un terrain hors la loi en désorganisant les secours de l’agglomération dijonnaise.

Alors qu’aucun préavis de grève n'a été déposé auprès de leur hiérarchie, certains agents ont décidé de quitter leur lieu de garde avec des véhicules nécessaires à la couverture opérationnelle pour porter des revendications salariales et sociales. Ces véhicules nécessaires à la garde et aux secours des biens et des personnes ont été tagués et stationnés devant la foire gastronomique de Dijon. Toute revendication syndicale peut légitimement s’exprimer dans notre pays. Pour autant, cette liberté d’expression est encadrée par la loi et ne doit pas entacher le bon fonctionnement des secours.

Une réponse adaptée à ces manquements à la législation devra avoir lieu pour retrouver de la sérénité dans le dialogue social et continuer d’avancer sur les discussions en cours concernant l’organisation et le temps de travail, les moyens humains et matériels du service. »