Moustique tigre : la Côte d’Or en vigilance rouge

On appris ce vendredi que notre département a été placé en vigilance rouge face à la prolifération du moustique tigre. La Côte-d’Or fait partie des 9 nouveaux départements à atteindre ce niveau d’alerte.

26 avril 2019 à 14h42 par la rédaction

K6 FM
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La colonisation de l’ensemble du territoire continue son accélération vers le nord. La région parisienne est notamment passée entièrement en vigilance rouge ou orange. Par ailleurs, il n’y a désormais plus de départements en simple veille sanitaire (couleur verte). Tous les départements qui ne sont ni en vigilance orange, ni en vigilance rouge passent en vigilance jaune, ce qui signifie qu’ils sont en veille entomologique, et donc soumis au dispositif de surveillance correspondant.

En 2019, la carte montre que la progression du moustique tigre est toujours spectaculaire avec 9 nouveaux départements placés en vigilance rouge, soit 51 au total (dont la Côte d’Or).

En tout, ce sont 66 départements qui sont colonisés ou bien en passe de l’être, soit près de 70% du territoire. En effet, nous observons que l’essentiel des départements qui sont en vigilance orange passent tôt ou tard en vigilance rouge.

Pour rappel, 3 facteurs déterminent la quantité de moustiques que l’on peut constater dans une région donnée :

  1. Un hiver doux, ce qui permet aux œufs pondus avant l’hiver de survivre jusqu’au printemps et pouvoir ainsi reprendre leur cycle d’évolution après les premières pluies et les premières chaleurs.
  2. Des pluies abondantes qui génèrent suffisamment d’eaux stagnantes pour que les œufs pondus puissent y vivre leur processus complet d’évolution jusqu’au stade de moustique adulte en passant par celui de larve.
  3. Une fois ces pluies tombées, il faut en moyenne 10 jours de chaleur suffisante (23°C le jour et 15°C la nuit) pour permettre aux œufs de moustiques de devenir larves puis moustiques adultes. Si les températures sont supérieures, le cycle se raccourcit. Si elles sont inférieures, le cycle s’allonge. Il faut une baisse franche et brutale des températures pour qu’il s’interrompre complètement.

LE MOUSTIQUE TIGRE une menace encore trop méconnue

Seulement 4% connaissent toutes les maladies qu’il peut transmettre. Si le Chikungunya est pointé à 82%, la dengue à 65% et le Zika à seulement 54%, près d’un français sur 2 estime, à tort, qu’une piqûre de moustique tigre peut constituer un vecteur de transmission du paludisme.

Quel rôle peut jouer le citoyen dans la vigilance ?

  • Veiller à ne pas laisser d’eaux stagnantes dans son environnement proche : vider les soucoupes des pots de fleur (ou mettre du sable dedans), vider et retourner les pneus, seaux ou arrosoirs ainsi que tous les petits objets (jouets d’enfants…) laissés à l’extérieur, nettoyer les gouttières ou canalisations bouchées, traiter les mares avec des larvicides, recouvrir les cuves de récupération des eaux de pluie, nettoyer les replis des bâches laissées à l’extérieur, les bâches de piscine, renouveler l’eau des vases, de la gamelle du chien
  • Savoir identifier un moustique tigre et déclarer des cas suspects : afin d’orienter l’action des organismes en charge de la « lutte anti-vectorielle », il est essentiel de signaler la présence du moustique tigre partout où il se trouve. Pour ce faire, il faut : - savoir à quoi ressemble un moustique tigre : il mesure quelques millimètres de longueur, il est noir avec des rayures blanches. - en cas d’observation d’un spécimen suspect, le prendre en photo, si possible avant de l’avoir écrasé, ou bien après l’avoir neutralisé sans l’abîmer, puis envoyer la photo à Vigilance-moustiques qui l’enverra aux organismes compétents pour authentification.
  • De manière générale, signaler toute prolifération inhabituelle de moustiques à Vigilance-moustiques qui se chargera de retransmettre à la commune ou aux organismes concernés.

Communiqué