Prix de la viande : les syndicats d'éleveurs s'en prennent à Carrefour

Une action coup de poing a eu lieu ce mercredi matin dans la grande surface Carrefour à Quetigny, bloquée par une trentaine d'éleveurs bovins. Par cette mobilisation nationale, les syndicats FNSEA et Jeunes Agriculteurs entendent dénoncer la politique d'achat et de mise en valeur de la viande par l'enseigne.

7 septembre 2016 à 7h01 par 45

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Une action coup de poing a eu lieu ce mercredi matin dans la grande surface Carrefour à Quetigny, bloquée par une trentaine d'éleveurs bovins. Par cette mobilisation nationale, les syndicats FNSEA et Jeunes Agriculteurs entendent dénoncer la politique d'achat et de mise en valeur de la viande par l'enseigne.

« Carrefour = Voleur ». C'est le message écrit et crié à plusieurs reprises ce mercredi matin par les producteurs de viande du département de la Côte-d'Or, mobilisés dans le magasin de l'enseigne à Quetigny. Dès 9h, ils ont forcé les portes du centre commercial pour déposer des caddies le long des caisses et bloqués les accès à la grande surface.

Des éleveurs « qui ne peuvent plus vivre comme ça... » explique Dominique Guyon, responsable de la production animale à la FDSEA Côte-d'Or. « Aujourd'hui, Carrefour nous achète un kilo de carcasse à 3,50 �?� en moyenne. On demande au moins 1 euros de plus pour rentrer dans nos frais, car on vend à perte ». Certains éleveurs qui le secondent interviennent alors : « avec l'augmentation des charges depuis 10 ans, couplée à la baisse des prix d'achat, ça nous coûte plus de 6�?� de produire un kilo de viande, on fait comment ? »

« Pourtant, certaines enseignes acceptent de jouer le jeu et ça a marché» confie pour sa part le président de la FDSEA Fabrice Faivre « Super U a par exemple accepté de mieux nous payer et de mettre en avant nos produits c�?ur de gamme. Le client, sur lequel le prix n'a même pas été répercuté, sait aujourd'hui mieux ce qu'il achète. �? Carrefour, entre les vaches à lait et les vraies vache à viande, on ne fait même pas la différence » .

Localement, les producteurs ne veulent plus discuter. Associées à d'autres actions de mobilisation dans le reste de la France, le mouvement doit servir à faire réagir le directeur général de Carrefour France dont une réaction est maintenant attendue.

Faute de quoi, les agriculteurs promettent « du fumier dans les magasins du fumier ».

Yoann Olid