Thierry Falconnet prolonge le couvre-feu à Chenôve

Le couvre-feu qui était en vigueur depuis fin juin à Chenôve a été reconduit ce lundi par le maire de la ville.

15 juillet 2019 à 15h22 par Fabrice Aubry

K6 FM
Thierry Falconnet, maire de Chen�ve
Crédit: K6FM

En raison des violences de ces dernières semaines dans certains quartiers de la ville, un couvre-feu avait été mis en place fin juin interdisant aux mineurs de circuler seuls la nuit (de 22h à 6h) dans certaines zones. Un couvre-feu qui était effectif jusqu’à hier soir mais qui a donc été reconduit ce lundi et jusqu’au 18 août. « L'ordre public n'est pas revenu à la normal » s’est justifié le maire de la ville, Thierry Falconnet. Des voitures ayant notamment été incendiées ce week-end sur la commune.

Ce lundi soir, le maire de Chenôve, ainsi que François Rebsamen, ont souhaité interpeller dans un communiqué le Ministre de l’Intérieur : 

 

« Depuis fin mai, presque chaque nuit, des poubelles et des voitures brûlent dans les quartiers de nos communes. Chaque jour, des équipements publics sont dégradés, des véhicules brûlés, des aménagements urbains fracassés, les transports publics pris pour cible et des équipages de police ou de pompiers caillassés par des individus qui se comportent - disons-le – comme des criminels. Chaque matin, nous mesurons les dégâts, les équipes municipales nettoient et réparent. Parfois, en pleine nuit, nous portons assistance aux habitants dont le hall d’immeuble a pris feu. Il s’agit là de graves violences urbaines. Cette situation est absolument insupportable et inacceptable.

Mais qui en prend la mesure ? Nous sommes stupéfaits du silence des députés de Dijon de La République En Marche. Font-ils seulement remonter la situation du terrain ? Au plan local, nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir, mais il faut arrêter de tourner autour du pot. La sécurité n’est pas notre compétence. Seule la présence accrue de la police nationale permettra de restaurer l’ordre républicain profondément mis à mal par une minorité qui exaspère la population et menace la cohésion sociale.

Notre colère est grande devant l’incurie du gouvernement à résoudre les questions d’ordre public. Nous appelons tous les élus et la population concernée par ces faits à soutenir nos démarches auprès du Ministre de l’Intérieur. La sécurité des personnes et des biens est une compétence régalienne de l’État. Comme nous, plusieurs maires de grandes villes ont lancé les mêmes alertes au Ministre de l’Intérieur depuis plus d’un mois. Ce renforcement des moyens de police doit intervenir sans délai.

Nous voulons des actes, et les actes, c’est davantage de forces de police nationale. C’est pourquoi nous invitons solennellement le Ministre de l’Intérieur à venir se rendre compte de la situation et mettre en place les solutions adéquates. »