« Un livre pour donner les réponses aux étudiants qui se questionnent sur le volontariat » : Denys Lamarzelle

Le Dijonnais Denys Lamarzelle est le co-auteur du livre « Volontaires et ONG – Expériences, défis et bénéfices d’un engagement international ». Cet ouvrage s’inscrit dans une démarche de transmission et une volonté profonde d’aider les jeunes se questionnant sur le volontariat.

Publié : 6h00 par
Denys Lamarzelle, revient sur l'écriture de son ouvrage sur le volontariat international.
Denys Lamarzelle, revient sur l'écriture de son ouvrage sur le volontariat international.
Crédit : Photo DR : site internet France Volontaires

Denys Lamarzelle et Jean-Paul Maïer sont partis d’un constat simple : lors de salons ou de rencontres beaucoup de jeunes souhaitent comprendre l’utilité d’une mission de volontariat avec une ONG. Au-delà de venir en aide à une population dans le besoin sur un ou des domaines en particulier, qu’est-ce qu’une expérience de solidarité peut apporter dans la vie adulte/professionnelle ? C’est à cette question que l’ouvrage de Denys Lamarzelle et Jean-Paul Maïer tente de répondre.

 

« Une expérience qui permet de rencontrer d’autres cultures, se faire des amis »

Denys Lamarzelle, ex-volontaire au Burkina Faso dans les années 80 et membre de France Volontaire a répondu à nos questions.

Qu’est-ce qu’apporte une mission de volontariat avec une ONG ? Quel est l’intérêt du volontariat international ?

« Écoutez, ce qu'on peut dire, l'intérêt du volontariat international, de solidarité internationale, dans un premier temps, c'est très clair, c'est la notion de rencontre interculturelle.  Le volontariat permet de découvrir d'autres cieux, d’autres cultures. Mais aussi de s'en faire des amis, d'avoir, je dirais, des relations professionnelles qui deviennent ensuite très souvent des relations amicales. Et de découvrir comment d'autres personnes vivent ailleurs et partager nos cultures. »

« Le deuxième aspect, c'est aussi l'intérêt professionnelle, et ça, les jeunes ne se rendent pas forcément compte. Quand ils se retrouvent sur des projets opérationnels très rapidement.  Là où en France, à la sortie de leurs études, ils vont mettre 3, 4, 5 ans avant d'accéder à un certain nombre de responsabilités et d'autonomie, dans des pays où il y a besoin d'urgence, ou si ce n'est pas d'urgence, au moins c'est, je dirais, un sentiment fort d'utilité publique, si vous voulez, ces jeunes peuvent se retrouver très rapidement à mener des projets. Et faire de la formation, beaucoup faire de la formation, c'est un peu le but. »

 

Un objectif clair : donner des réponses aux jeunes se questionnant sur le volontariat international

Denis Lamarzelle est également revenu sur « l’objectif initial » de ce livre :

« C’était l'objectif initial. On a rencontré un certain nombre d'ONG, qui, on ne va pas se le cacher, avaient un peu de mal à recruter, puisque l'image du volontariat, aujourd'hui, interroge. Notamment parce qu'il y a un certain nombre de pays qui sont en guerre, et effectivement, on ne va pas faire du volontariat dans les pays en guerre, il faut être très clair. On va quand même, quand il y a une stabilité, je dirais, étatique, et donc là, on leur explique qu'ils peuvent consacrer un an ou deux ans de leur vie à faire une opération qui ensuite les enrichira de manière humaine. »

 

2 000 à 3 000 étudiants s’engagent chaque année

Denys Lamarzelle conclut cet échange en chiffres : « Aujourd’hui dans un volontariat de type Nord-Sud, c’est-à-dire qu’on envoie des jeunes de l’hémisphère Nord dans l’hémisphère Sud, il y a entre 2 000 et 3 000 étudiants qui s’engagent chaque année. »

Cependant le volontariat international se développe aussi dans le sens Sud-Nord : « Mais maintenant, on a ouvert ce volontariat à des jeunes des pays du Sud qui peuvent venir en France passer un an ou deux et retourner après chez eux. Je prends un exemple. On appelle ça des volontaires réciprocités. C'est-à-dire que c'est aussi une coopération intéressante et intelligente de faire venir, une personne qui a un petit niveau en éducation, un BAC plus 2 dans son pays, dans une association en France ou dans un organisme français, par exemple : dans les maisons familiales rurales. »

Avec ce nouveau de fonctionnement on comptabilise entre 100 et 150 volontaires Sud-Nord.