Un nouveau point deal dans le quartier Montchapet ?

Un habitant de la rue Caroline Aigle, à Dijon, nous a contactés pour nous signaler la présence continue de jeunes dans le quartier, possiblement en raison d’un trafic de drogue.

27 juillet 2021 à 6h30 par Fabrice Aubry

Le trafic se ferait ici, dans la rue Caroline Aigle
Le trafic se ferait ici, dans la rue Caroline Aigle
Crédit: Capture d'écran Google street view

C’est un fléau qui semble malheureusement gagner du terrain. On savait que le trafic de drogue touchait certains quartiers de Dijon comme la rue Jean-Baptiste Greuze, le quartier Drapeau ou encore les Grésilles, mais pas forcément le quartier de la rue de Talant. Ce secteur de Dijon, quartier du lycée Saint-Bénigne, non loin du boulevard de Chèvre morte, à la limite entre Montchapet et le quartier les Perrières, est en effet réputé comme étant un coin plutôt calme.

Il y a quelques jours, un habitant du quartier nous a contactés pour nous signaler la présence continue de jeunes dans le quartier. « Ils sont souvent entre 5 et 10, des jeunes habillés en survêtement, et qui doivent être âgés entre 16 et 18 ans. ». Même s’il n’a jamais été agressé ou subi d’intimidations, cet habitant (il a souhaité garder l’anonymat) avoue éprouver une certaine crainte : « A chaque fois que je passe devant eux, j’ai peur et j’évite de les regarder », nous a-t-il dit. Une peur qui, selon lui, est partagée par d’autres habitants : « L’une de mes voisines privilégie une autre ligne de bus pour partir de chez elle afin de les éviter ». Ce riverain n’a remarqué cette présence que depuis le premier confinement, l’année dernière, et il nous a aussi indiqué de récents troubles au sein de son voisinage, sans savoir si cela était lié directement à la présence de ces jeunes dans la rue. Ces « racailles », comme il le dit, sont parfois postés sur le parking de l’école élémentaire toute proche, et près du lycée Sainte-Bénigne. « Ils sont aussi parfois installés sur une chaise sur le parking près de mon immeuble ».  

Une présence très mal vue qui s’est, semble-t-il, introduite au sein des parties communes de l’immeuble de notre témoin : « Notre bailleur nous a signalé des dégradations dans le garage et au niveau du local à vélo, il y a du avoir du trafic là-dedans. Mais depuis, ils (le bailleur) ont changé les serrures. ». On nous a également indiqué que la police avait été contacté, sans grande conséquence : « Il n'y a pas eu de réaction de leur part. Tout au plus ils ont fait un tour dans le quartier ».