L214 alerte les candidats à la mairie de Dijon sur le nombre d’animaux tués

À un moins d'un mois des élections municipales, l’association L214 interpelle les candidats sur la réduction du nombre d’animaux tués pour l’alimentation de la ville. Une action est ainsi organisée ce samedi 28 février place de la Libération à Dijon.

Publié : 12h15 par
Léon Charpenay - Redacteur Web

Pigiste

Action de « compteur humain » L214 à Besançon en octobre 2025.
Action de « compteur humain » L214 à Besançon en octobre 2025.
Crédit : L214

À un moins d'un mois du premier tour des élections municipales, l’association L214 lance une action coup de poing à Dijon. En ligne de mire : la réduction du nombre d’animaux tués pour l’alimentation des habitants de la ville. Comme dans 35 autres communes françaises, les bénévoles veulent placer cette question au cœur de la campagne municipale.

L’opération est programmée ce samedi 28 février, de 15h à 17h, place de la Libération. L’objectif affiché est d'interpeller publiquement les candidats et leur demander de s’engager concrètement sur cet enjeu.

 

65 millions d’animaux tués depuis 2020 pour l’alimentation de Dijon

Selon les chiffres avancés par L214, 65 millions d’animaux ont été tués pour l’alimentation de la ville depuis le début du mandat municipal en 2020. L’association affirme également que « chaque minute qui passe, 20 animaux sont abattus pour l’alimentation de Dijon ».

Des données que les militants qualifient de « macabres » et qu’ils entendent rendre visibles aux yeux des Dijonnais. Pour cela, un « compteur humain » sera déployé samedi après-midi. Il fera défiler en temps réel le nombre d’animaux tués pour la consommation alimentaire de la ville depuis 2020.

Des panneaux et banderoles accompagneront cette mise en scène afin d’inciter les candidats à « ne pas détourner le regard face à cette hécatombe », selon les termes du communiqué.

 

Une attente forte des électeurs ?

L’association estime que les candidats doivent « faire mieux que le mandat précédent » et intégrer la réduction du nombre d’animaux tués pour l’alimentation dans leur programme.

L214 s’appuie également sur des chiffres d’opinion nationale. Selon l’association :

  • 65 % des Français estiment que réduire de moitié le nombre d’animaux tués pour l’alimentation est un objectif pertinent et souhaitable ;

  • 8 Français sur 10, toutes affiliations politiques confondues, s’opposent à l’élevage intensif et souhaitent son interdiction.

 

Une charte proposée aux candidats dijonnais

À Dijon, L214 appelle plusieurs candidats déclarés à la mairie à s’engager formellement sur la « charte du Sauvetage du siècle ». Sont cités : Nathalie Koenders, Emmanuel Bichot, Michel Haberstrau, Dominique Guidoni-Stoltz (Olivier Minard est désormais la tête de liste), Thierry Coudert et Rémi Goguel.

Présentée comme un « véritable plan d’action », cette charte regroupe huit mesures concrètes visant à réduire le nombre d’animaux tués pour l’alimentation à Dijon. Parmi elles :

  • instaurer deux journées végétariennes hebdomadaires dans les cantines scolaires ;

  • fixer un objectif d’exclusion des produits issus de l’élevage intensif et de la pisciculture dans les achats publics de la ville ;

  • proposer systématiquement une offre végétale significative lors des buffets et réceptions officielles organisés par la municipalité.

L’association invite par ailleurs les candidats et les citoyens à consulter la charte d’engagement du « Sauvetage du siècle » dédiée aux maires et aux prétendants à la fonction.

Pour Mila Sanchez, chargée de campagnes de L214, l’enjeu est désormais incontournable dans le débat local. Elle déclare : « Notre message aux candidats est clair : s’ils espèrent remporter la course à la mairie, ils ne peuvent plus faire l’impasse sur les animaux tués pour l’alimentation de la ville. Le rythme effréné auquel vaches, poulets, cochons, poissons et tant d’autres sont abattus n’est plus tenable en termes de souffrance pour ces animaux, en termes écologiques ou même sanitaires. Les électeurs attendent de leur futur maire une véritable volonté politique pour Dijon et ne manqueront pas d’être attentifs à ses promesses comme à ses absences d’engagement. »