Le Président de la fédération Les Républicains de Côte-d’Or tire à boulets rouges !

François-Xavier DUGOURD à semble-t-il peu apprécié le ralliement du maire de Dijon à la candidature d’Emmanuel Macron. François Rebsamen en prend pour son grade, et il n’est pas le seul dans le communiqué de presse que nous vous livrons ici dans sa version intégrale.

7 mars 2022 à 11h55 par Redaction

Francois-Xavier Dugourd
Francois-Xavier Dugourd
Crédit: Francois-Xavier Dugourd

La politique est une affaire de convictions. La gauche et la droite, ce n'est pas la même chose. Même si le Président sortant tente de nous faire prendre des vessies pour des lanternes depuis 2017.

Pour ma part, je suis toujours resté fidèle aux valeurs de la droite. Davantage d'autorité et de sécurité, un Etat solide mais pas omniscient ni omnipotent, moins et "mieux" de dépenses publiques, moins d'impôts, la promotion du mérite, de la laïcité et de la famille, les droits qui s'accompagnent de devoirs pour tous les citoyens, une France forte dans Europe solide, une écologie participative et non pas punitive… Cette ligne n'a jamais dévié et a toujours guidé mon action publique.

Et il y a ceux qui louvoient habilement. Ceux qui s'adaptent à la situation. Ceux qui ont une ligne politique incertaine. Une ligne qui fluctue en fonction des circonstances. Peu importe de tordre le doigt à des valeurs. L'important, c'est d'avoir un mandat. D'être élu.

Les exemples ne manquent pas à Dijon.

C'est d'abord le député de la 1ère circonscription sortant qui a surfé sur l'effet Macron pour être élu en 2017, en tournant le dos à des années d'engagement avec la gauche, n'hésitant pas à se fâcher avec le maire de Dijon. Un maire à qui il devait pourtant toute "sa carrière" politique.

Les élections départementales, ensuite, en 2021, ont scellé un rapprochement entre les anciens "amis" d'hier, devenus les pires ennemis du monde. Le député En Marche et les candidats socialistes n'étaient d'accord sur rien. Sauf sur leur volonté de me faire battre dans le canton de Dijon 1. Raté !

Et c'est enfin, hier, le maire de Dijon qui annonce "en même temps" qu'il votera Macron à la présidentielle tout en restant socialiste. A vrai dire, ce rapprochement était cousu de fil rose. Dijon qui accueille « l'ONU du vin », la commission construction logement dont le pouvoir en place lui accorde généreusement la présidence… Cela fait des semaines que le maire de Dijon multiplie les signaux en direction de l'Elysée et que le pouvoir central lui donne des gages en retour. Ce ralliement était écrit depuis belle lurette.

Et tant pis si les valeurs "socialistes" du maire de Dijon sont sensiblement différentes de celles du Président sortant. L'important est ailleurs. Mais où ? Ce qui est sûr, c'est que ces petites manœuvres politiciennes ne visent pas l'intérêt des citoyens.

J'ai bien ma petite idée sur le pourquoi du comment de cette stratégie. Est-ce que le maire de Dijon ne viserait pas un ultime maroquin ministériel en cas de réélection d'Emmanuel Macron ? Si tel était le cas, ce serait un bien mauvais pied-de-nez aux Dijonnais.

Des Dijonnais qui ont voté en 2020 pour un maire qui pourrait les abandonner, attiré par les sirènes parisiennes, à peine deux ans après avoir été réélu. Il avait fait la même manœuvre en 2014 pour obtenir un éphémère Ministère du travail...

 

 

Communiqué de presse de François-Xavier DUGOURD, Président de la fédération Les Républicains de Côte-d’Or.