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58 plaintes déposées ce mercredi contre le glyphosate au tribunal de Dijon

03 avril 2019 à 18h25 Par la rédaction
Crédit photo : K6FM

58 plaintes ont été déposées ce mercredi au tribunal de Dijon. Cela fait suite à une session d'analyse qui avait révélé une moyenne de 0,87 ug/litre de glyphosate dans les urines des côte d'oriens.

Réalisée en janvier, alors que les cultures étaient au repos et qu'aucun traitement n'était épandu, cette première session d'analyse a confirmé que 100% des analyses d'urines étaient positives au glyphosate en Côte d'Or. Ce taux est le même partout en France.

On recense à ce jour en France plus de 900 plaintes dans le cadre de cette campagne citoyenne.

La Campagne Glyphosate démontre l'omniprésence des pesticides dans notre corps et donc dans notre environnement. La présence de glyphosate dans l'urine prouve que nous sommes tous contaminés à notre insu.

Le glyphosate est un herbicide qui tue toute plante qui n’a pas été modifiée génétiquement pour le tolérer. Il est toujours mélangé avec d’autres ingrédients chimiques, coformulants eux aussi très dangereux.

La présence de glyphosate dans le sol a un impact sur les micro-organismes vitaux présents dans les sols, sur les vers de terre... Les "mauvaises herbes" tuées par le glyphosate sont souvent des nourritures essentielles pour les insectes et les oiseaux.

La contamination des eaux de surface par le glyphosate n’est pas sans importance pour la faune. Des traces de glyphosate ont aussi été détectées à de faibles taux dans l’eau souterraine qui sert souvent de source d’eau potable.

Reconnu comme cancérigène probable à ce jour, le glyphosate est mutagène et perturbe nos systèmes endocriniens et nerveux.

Il peut également être à l'origine de problèmes rénaux : la matière active herbicide provoque une bioaccumulation des métaux toxiques dans le corps humain.

En dehors de ses effets sur la santé et l’environnement, le glyphosate se révèle être également un indicateur de la mauvaise santé des institutions.

Les Monsanto Papers ont révélés les politiques de lobbying et de manipulations des institutions par Monsanto. Les autorités européennes ont par exemple écarté des éléments de preuve d’un effet cancérogène du glyphosate sur les animaux de laboratoire.

Ce 7 mars, la Cour de Justice Européenne a déclassifié ces études de toxicité et de cancérogénicité de la substance active glyphosate. Nous sommes impatients de voir les politiques s'emparer de ce dossier.

Loin des enjeux politiques, les citoyens français sont nombreux à s'engager pour une nourriture et un environnement de qualité.

A Dijon, une deuxième session d'analyses a réuni 68 personnes ce 16 mars et les résultats devraient être connus sous 15 jours. La prochaine session d'analyses aura lieu en juin à Quetigny.

Communiqué de l’association Les Amis de la Terre de Côte d’Or