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Le collectif « Glyphosate 21 » va organiser une nouvelle session d’analyse

12 juin 2019 à 08h26 Par la rédaction
Les membres du collectif « Glyphosate 21 » rassemblés au tribunal de Dijon et indiquant leur "taux de glyphosate" révélé dans leurs organismes
Crédit photo : DR

Ils avaient réalisé une action coup de poing en janvier et mars en réalisant des tests qui avaient révélé la présence de glyphosate dans leurs organismes, les membres du collectif "glyphosate 21" nous ont indiqué qu’une nouvelle session d’analyse aura lieu samedi à Quetigny.

La Campagne citoyenne glyphosate démontre l'omniprésence des pesticides dans nos assiettes, dans notre environnement et ... dans notre corps ! L'idée est simple : faire analyser son taux de contamination au glyphosate dans l'urine, puis porter plainte pour faire cesser ce scandale sanitaire.

Tous contaminés en Côte-d'Or

100% des 130 analyses d'urines de janvier et mars étaient positives au glyphosate en Côte d'Or, avec une moyenne 10 fois supérieure au 0,1 µg / litre toléré dans l'eau potable : 0,98 µg/l, avec un mini à 0,14 et un maxi à 2,97 µg / l. Ces taux sont hélas proches des 3 500 analyses déjà effectuées en France. Nous sommes tou.te.s contaminé.e.s à notre insu par les pesticides et autres perturbateurs. Pour notre santé et pour celle de la planète, nous ne devrions avoir aucune trace de chimie de synthèse dans nos corps : Le bon taux, c'est zéro !

En France environ 2 000 plaintes sont en cours de dépôt contre les fabricants et les décideurs qui autorisent ces produits. Ces plaintes sont individuelles, mais gérées collectivement.

Réorienter l'agriculture

Le glyphosate est un herbicide qui tue toute plante qui n’a pas été modifiée génétiquement pour le tolérer. Il est toujours mélangé avec d’autres ingrédients chimiques, coformulants eux aussi très dangereux. Reconnu cancérigène probable, le glyphosate est mutagène et perturbe nos systèmes endocriniens et nerveux. Il peut également être à l'origine de problèmes rénaux, par bioaccumulation des métaux toxiques dans le corps humain.

391 000 tonnes de pesticides et des milliers de tonnes d’antibiotiques sont utilisés chaque année par l’agriculture en Europe ! Les rapports scientifiques toujours plus alarmistes sur l’état de la biodiversité et les risques sanitaires s’accumulent. Ils désignent avec constance le principal responsable : la politique agricole toujours plus chimique et industrielle menée par la France et l’Europe depuis des décennies.

Un indicateur de la mauvaise santé … de nos institutions

En plus de ses effets sur la santé et l’environnement, le glyphosate se révèle être un indicateur de la mauvaise santé des institutions. Les Monsanto Papers ont révélés les politiques de lobbying et de manipulations des institutions par Monsanto. Les autorités européennes ont par exemple écarté des éléments de preuve d’un effet cancérogène du glyphosate sur les animaux de laboratoire. Le 7 mars, la Cour de Justice Européenne a déclassifié ces études de toxicité et de cancérogénicité de la substance active glyphosate. Et 200 personnalités ont été fichées par Monsanto. Nous sommes impatients de voir les politiques s'emparer de ce dossier.

Les citoyens français s'engagent pour une nourriture et un environnement de qualité

Tous les pesticides de synthèse sont dangereux et doivent être interdits rapidement : les solutions existent pour toutes les filières agricoles, l'agriculture BIO existe depuis 60 ans ! Un nouveau sondage (Agir pour l'Environnement / IFOP mai 2019) révèle que 89% des Français sont pour une interdiction totale des pesticides d’ici à cinq ans. Les villes aussi : Après l’arrêté zéro-glyphosate, la Ville de Dijon a rejoint unanimement, moins l’abstention du député LREM, l’Appel des coquelicots pour demander l’interdiction de tous les pesticides de synthèse. Idem à Chenove.

Prochaine session d'analyses le 15 juin à Quetigny

Communiqué