Plusieurs actions de contestation en Côte d’Or pour le premier jour du Bac

Comme annoncé la semaine dernière, les professeurs de plusieurs lycées de Côte d'Or se sont mobilisés ce lundi matin devant leurs établissements pour le premier jour du bac et afin de dénoncer la réforme du lycée.

17 juin 2019 à 14h22 par la rédaction

K6 FM
Les enseignants du Castel ont manifest�s ce lundi matin
Crédit: DR

C’est une action de contestation nationale, les professeurs sont toujours vents debout contre la réforme du lycée portée par le ministre de l’éducation, Jean-Michel Banquer. En Côte d’Or, à l’occasion du premier jour du bac, les professeurs d’au moins 3 lycées se sont rassemblés ce lundi matin devant leurs établissements parmi lesquels le Lycée Montchapet (Dijon), le Lycée Jean-Marc Boivin (Chevigny-Saint-Sauveur) et le Lycée le Castel. Voilà ci-dessous le communiqué envoyé ce lundi matin par les professeurs du lycée le Castel :

« Un peu de philosophie en ce jour de grève du bac! Sujet: Qu'est-ce qu'une philosophie libérale et comment se traduit-elle dans les réformes Blanquer?

Les mots ont un sens, gommer des mots un état d'esprit. Ainsi par exemple changer les mots proviseur et principal par chef est d'une grande signification pour ramener de l'autorité. Pour qui? Pourquoi?

Supprimer 200 heures de cours dans les enseignements généraux de bac pro c'est aussi ouvrir les portes de l'ignorance.

Ah mais non pas pour tout le monde car certains auront droit à entrer dans des EPLEI (enseignement publics locaux d'enseignement international) financés en partie par des fonds privés.

C'est pourquoi, en ce jour symbolique nous avons fait le choix d'être là à notre place de grève et demain aussi peut être. » 

L'association de parent d'élèves FCPE a dénoncé ce lundi matin dans un communiqué l'absence de concertation entre les syndicats et le gouvernement : 

« Les parents d’élèves de la FCPE s’inquiètent de l’absence de dialogue entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants. Le préavis de grève déposé par ces derniers aurait dû déjà permettre l’ouverture de discussions. Sans cela, et malgré les déclarations du ministre Jean-Michel Blanquer, les parents d’élèves n’ont pas de certitude ni de visibilité quant au bon déroulement des examens. Le rôle des parents d’élèves n’est pas de surveiller leurs enfants lors des examens mais d’exhorter les uns et les autres au dialogue.

S’ils ne sauraient s’immiscer dans les relations qui opposent depuis plusieurs semaines les enseignants avec leur administration, ils partagent de nombreuses critiques faites au projet de loi Confiance et aux réformes du bac et du lycée. Nous attendons des syndicats d’enseignants et du ministère qu’une solution soit trouvée en urgence car les enfants ne peuvent se retrouver coincés dans ce face-à-face. »

Ecoutez ci-dessous l'interview de Christophe Cailleaux, professeur au lycée Jean-Marc Boivin de Chevigny Saint-Sauveur :