Carte scolaire 2026 : pour la députée Catherine Hervieu, « L’Éducation nationale ne peut pas être la variable d’ajustement des équilibres budgétaires. »

Catherine Hervieu, députée de Côte-d’Or, tire la sonnette d’alarme face au projet de carte scolaire 2026. Elle alerte sur les nombreuses fermetures de classes et redoute une dégradation des conditions d’apprentissage dans plusieurs écoles du département. Dans ce contexte, l’élue annonce poursuivre la mobilisation engagée aux côtés des enseignants, des parents et des élus locaux.

Publié : 6h00 par
Léon Charpenay - Redacteur Web

Pigiste

Dans le cadre de la carte scolaire 2026, plusieurs classes fermeront à la rentrée.
Dans le cadre de la carte scolaire 2026, plusieurs classes fermeront à la rentrée.
Crédit : Photo DR : K6 FM

La carte scolaire 2026 en Côte-d’Or fait l'objet de vives contestations. Dans un communiqué, Catherine Hervieu, députée du groupe Écologiste et Social critique des choix qu’elle juge inquiétants pour l’avenir de l’école. Elle dénonce « la poursuite d’une logique comptable qui menace gravement les conditions d’apprentissage ».

 

69 fermetures de classes pour 23 ouvertures

Le projet annoncé s’inscrit, selon elle, dans la continuité de 2025. Mais avec une tendance encore plus marquée. « Sous couvert d’ajustements successifs, c’est en réalité la même logique comptable, encore durcie, qui est à l’œuvre », écrit-elle.

Les chiffres communiqués pour la rentrée prochaine témoignent, selon la députée, d’un « déséquilibre préoccupant », avec 69 fermetures de classes pour seulement 23 ouvertures en Côte-d’Or

Plusieurs établissements sont concernés, notamment à Dijon : Lamartine, Voltaire, Montmuzard ou encore Camille Flammarion. D’autres communes sont aussi touchées comme Saint-Apollinaire, Beire-le-Châtel ou Auxonne.

 

Des classes plus chargées 

Pour Catherine Hervieu, les conséquences sont claires : des classes « plus chargées, des conditions d’apprentissage dégradées et des équipes éducatives de plus en plus sous tension. »

Elle conteste aussi l’argument de la baisse démographique avancé par le gouvernement. « Cet argument est faux », affirme-t-elle. Avant de préciser :

« Aujourd’hui, il y a en moyenne 21 élèves par classe en Côte-d’Or, et ce chiffre pourrait monter jusqu’à 30 élèves. » Un seuil jugé préoccupant pour la qualité de l’enseignement. « Faire des économies sur l’école, c’est faire des économies sur l’avenir. Les enfants sont l’avenir de notre Nation. », affirme la députée. 

Au-delà des chiffres, Catherine Hervieu défend une vision globale de l’éducation. « L’Éducation nationale ne peut pas être la variable d’ajustement des équilibres budgétaires. »

 

Les élèves en difficulté en première ligne face aux suppressions de postes

Autre point d’alerte : le manque de personnel spécialisé. Des postes de psychologues scolaires et d’enseignants en réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED) ne sont pas pourvus. Une situation qui fragilise davantage les élèves ayant besoin de cet accompagnement.

Face à cette situation, l’élue annonce poursuivre la mobilisation engagée l’an dernier avec les enseignants, les parents et les élus. « Je continuerai à défendre une école ambitieuse, garante de l’égalité des chances et de l’avenir de nos enfants. »