Crémant de Bourgogne : les lieux-dits peuvent désormais apparaître sur les étiquettes

Le Crémant de Bourgogne peut désormais afficher ses lieux-dits. Un arrêté ministériel du 2 septembre 2026, publié au Journal officiel le 5 septembre, homologue le nouveau cahier des charges de l’appellation.

Publié : 15h00 par
Léon Charpenay - Redacteur Web

Pigiste

L'AOC Crémant de Bourgogne a obtenu le droit de revendiquer ses lieux-dits.
L'AOC Crémant de Bourgogne a obtenu le droit de revendiquer ses lieux-dits.
Crédit : Photo DR : Le Crémant de Bourgogne

Une nouvelle réglementation permet aux producteurs de mieux identifier l’origine de leurs cuvées et de valoriser les terroirs bourguignons. Il ouvre la possibilité de revendiquer des lieux-dits déterminés sur les étiquettes.

Une évolution importante pour les producteurs de Bourgogne-Franche-Comté, notamment en Côte-d’Or. Elle intervient après près de quinze années d’échanges entre l’Union des Producteurs et Élaborateurs de Crémant de Bourgogne (UPECB) et l’INAO.

 

Le Crémant de Bourgogne renoue avec son histoire

Cette possibilité marque le retour d’une ancienne tradition bourguignonne. Du XIXe siècle jusqu’aux années 1930, certaines maisons produisant des vins mousseux mentionnaient déjà l’origine parcellaire des raisins. Des lieux-dits, mais aussi des climats aujourd’hui reconnus pour leurs vins tranquilles, apparaissaient sur les bouteilles.

Cette histoire a récemment fait l’objet d’un important travail de recherche. L’ouvrage Bulles, publié à l’occasion des 50 ans de l’appellation, retrace près de deux siècles de vins effervescents en Bourgogne. 

 

Que va changer cette nouvelle réglementation ?

Un producteur pourra désormais préciser sur l’étiquette le nom d’un lieu-dit déterminé, sous réserve de respecter les conditions prévues par le cahier des charges. La traçabilité doit être assurée de la vigne jusqu’à la bouteille. Les raisins concernés sont identifiés dès la déclaration de récolte. Ils sont ensuite suivis dans les différents registres liés à la cuvée.

L’objectif est de garantir précisément l’origine du vin. « Cette reconnaissance vise à valoriser la diversité de l'appellation, à mettre en lumière ses terroirs d'exception et à accompagner sa montée en gamme », explique Pierre du Couëdic, délégué général de l'UPECB.