Agression d’une collégienne à Dijon : les dernières précisions sur l’enquête

Eric Mathais, le procureur de la République de Dijon, a annoncé ce vendredi, lors d’une conférence de presse, que l’agression de la jeune fille survenue le 7 janvier dernier à proximité du collège Saint-François-de-Sales était un viol. Le suspect a été interpellé et placé en détention provisoire.

22 janvier 2021 à 17h47 par Dimitri Coutand

K6 FM
Une conf�rence de presse du Procureur de la R�publique avait lieu ce vendredi apr�s-midi
Crédit: K6FM

Accompagné de Zunilda Carvajal, substitut du procureur du tribunal judiciaire de Dijon, Magali Caillat, directrice interrégionale de la police judiciaire et Stéphane Goux, commandant de police, le procureur de la République de Dijon a tout d’abord rappelé les faits : « La victime est une jeune mineure de 11 ans. Vers 9h55, un homme l'agrippe et la menace avec un couteau. Il lui prend son téléphone et la conduit dans une impasse. Il commet un viol sur l'enfant à l'arrière de la voiture. La scène dure environ un quart d'heure. Puis il s'en va. »

A la suite de cela, une enquête de grande ampleur pour tentative d’enlèvement et agression sexuelle a été menée conjointement entre la sûreté départementale et la police judiciaire de Dijon. De nombreux mineurs ont été entendus et des multiples analyses ADN complexes ont été faites. De plus, « il y a eu une coopération étroite avec la victime et sa famille qui ont été très coopérants » rappelle Eric Mathais.

Le suspect, « un homme de 24 ans, qui habite Dijon et qui n’a pas de casier judiciaire », a été interpellé le 20 janvier dernier puis placé en garde vue. Il a d’abord contesté les faits avant de reconnaître l’enlèvement ce vendredi matin tout en restant flou sur le reste. « De nombreux éléments, dont son ADN, correspondent aux traces qui ont été trouvées sur l’enfant » souligne le procureur de la République.

Placé en détention provisoire, le suspect est accusé de viol sur mineur de moins de 15 ans, d’enlèvement et de séquestration. Il encourt jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle.