Violences aux Grésilles : le procureur donne des précisions sur les 4 gardes à vue

Quatre gardes à vue étaient en cours ces dernières heures dans deux procédures distinctes suite aux violences de ce week-end et de lundi soir aux Grésilles. Ci-dessous les précisions données par le procureur de la République de Dijon.

17 juin 2020 à 13h42 par la rédaction

K6 FM
Crédit: K6FM

La première procédure concerne 3 personnes majeures, était principalement relative à des faits de refus d’obtempérer. Les policiers de Dijon tentaient en effet, à 20h50, de contrôler un véhicule occupé par 3 personnes, rue de Cracovie, à distance du lieu des événements violents et à proximité du quartier des Grésilles. Le conducteur du véhicule refusait d’obtempérer aux injonctions des policiers avant de s’immobiliser quelques mètres plus loin contre un obstacle fixe. Il était placé en garde à vue pour les infractions de refus d’obtempérer et port d’arme. Il est établi qu’il n’était pas auparavant dans le quartier des Grésilles et qu’il était venu au contraire à proximité du lieu des événements pour récupérer les 2 passagers, afin de les conduire hors de ce quartier. Il expliquait qu’étant porteur d’une matraque, il avait pris peur lors du contrôle compte tenu du contexte et avait dans un premier temps tenté d’y échapper. Jamais condamné, cet homme âgé de 32 ans et ayant un emploi n’a donc pas participé aux événements violents précités.


Ses deux passagers étaient placés en garde à vue pour l’infraction de de participation à un groupement en vue de la préparation de violences ou de dégradations. Ils venaient eux du quartier des Grésilles, avant de monter dans le véhicule, affirmaient avoir voulu quitter ce quartier compte tenu des événements en cours et contestaient y avoir pris part. Aucun élément objectif, malgré de nombreuses investigations réalisées dans le temps de leur garde à vue, ne permettait d’établir leur participation à une infraction en lien avec les événements violents précités. Ils étaient donc remis en liberté à l’issue des investigations. Le conducteur quant à lui a fait l’objet d’une présentation ce jour au parquet pour une CRPC-défèrement. Il a été condamné à la peine de 90 jours-amendes à 5 euros, à une interdiction de détenir ou porter une arme pendant cinq ans et à la confiscation de la matraque télescopique dont il était porteur.


La seconde procédure concernait un mineur âgé de 16 ans. Il faisait l’objet d’une interpellation à 20h44 et à quelques centaines de mètre du commissariat des Grésilles, lequel avait fait l’objet de dégradations par de nombreux individus armés notamment de cailloux. Il était placé en garde à vue pour l’infraction de de participation à un groupement en vue de la préparation de violences ou de dégradations. Il contestait sa participation à ce groupement violent. Aucun élément objectif, malgré de nombreuses investigations réalisées dans le temps de sa garde à vue, ne permettait d’établir sa participation à une infraction en lien avec les événements violents précités. Il était donc remis en liberté à l’issue de sa garde à vue.


Par ailleurs des investigations se poursuivent pour parvenir à identifier les participants aux évènements violents précités et à ceux qui ont eu lieu à Chenôve par la suite, dans la nuit du 15 au 16 juin 2020. 


Communiqué d’Éric Mathais, procureur de la République