A Dijon, Greenpeace entre en campagne pour élire « les pires boulets du climat »

L’organisation non gouvernementale de défense de l’environnement a lancé un nouveau prix politique : « les Boulets du Climat », qui récompense le pire de l’inaction climatique. Ci-dessous le communiqué de Greenpeace.

9 décembre 2020 à 7h44 par la rédaction

K6 FM
Crédit: Greenpeace

Pour cette première édition, les militant·es de Greenpeace se mobilisent dans une vingtaine de villes dont Dijon pour présenter la sélection officielle de cette édition 2020 et inviter les habitant·es de leur ville à voter pour leur pire boulet.

10 responsables politiques de la majorité présidentielle

2 catégories : membres du gouvernement et parlementaires.

Parmi eux : des têtes d’affiche comme Barbara Pompili, Bruno Lemaire ou Pascal Canfin, mais aussi des personnalités plus discrètes comme Jacques Maire ou Mohamed Laqhila, toutes aussi complices du greenwashing orchestré par le gouvernement.

Dès aujourd’hui, le public est invité à découvrir la liste des nommé·es et à voter pour son candidat préféré par voie électronique sur le site boulets-du-climat.fr.

A l’issue d’une campagne électorale parodique qui se tiendra sur le terrain et dans le respect des règles sanitaires, les lauréats seront annoncées début 2021.

Pour Greenpeace France, cinq ans après la signature de l’Accord de Paris, le constat est clair : le compte n’y est toujours pas [1]. Les responsables politiques au pouvoir, depuis le sommet de l’Etat jusqu’à l’Assemblée nationale, considèrent encore trop l’écologie comme un élément purement marketing de l’action politique, sans se soucier de l’efficacité des mesures prises. Les débats autour de “la relance verte” ou autour des propositions de la Convention citoyenne pour le climat l’ont montré. Malgré la double crise climatique et post-COVID, les intérêts des grands groupes industriels restent largement prioritaires pour le gouvernement et la majorité en place, en dépit de leur impact sur la planète et le vivant.

 

La liste des nommé·es :

Dans la catégorie “gouvernement” sont nommé·es :

Jean-Baptiste Djebbari, pour son soutien sans faille au trafic aérien

Olivia Grégoire, pour les chèques en blanc aux industries polluantes

Bruno Lemaire, pour sa conception de l’impôt qui favorise les riches au détriment de la transition énergétique

Barbara Pompili, pour la réintroduction des néonicotinoïdes, tueurs d’abeilles

Emmanuelle Wargon, pour les manquements de la politique de rénovation thermique

Dans la catégorie “parlementaire” sont nommé·es :

Pascal Canfin, pour son soutien au financement de projets gaziers polluants

Mohamed Laqhila, pour son lobbying en faveur de l’huile de palme

Jacques Maire, pour son amateurisme en tant que rapporteur sur le CETA

François de Rugy, pour le vide de la loi Énergie-Climat

Laurent Saint-Martin, pour le refus d’intégrer les propositions de la Convention citoyenne pour le Climat dans le budget.

[1] selon le Haut Conseil pour le Climat : La France a diminué ses émissions de gaz à effet de serre d’environ 1% par an depuis 2015. C'est très en deçà des efforts nécessaires pour se mettre sur une trajectoire 1.5°C.  

Communiqué de Greenpeace