SOS secteur en détresse : Manifestation prévue lundi prochain à Dijon

Les hôteliers, restaurateurs, cafetiers et professionnels du monde de la nuit se réuniront pour un rassemblement exceptionnel ce lundi 7 décembre à 15h place de la Libération à Dijon.

3 décembre 2020 à 9h49 par Franck PELLOUX

K6 FM
Crédit: UMIH

Plus de 400 personnes sont attendues pour cet événement de grande envergure afin de faire entendre d’une même voix leur détresse et leur désarroi face aux récentes décisions gouvernementales.

Patrick Jacquier, président de l’UMIH Côte d’Or invite ses adhérents à se rassembler pour une manifestation statique soutenue par la présence de nombreux fournisseurs, producteurs et clients. Chaque participant se verra attribuer une place indiquée par un marquage au sol, procédé respectueux des règles sanitaires qui permettra à chacun de pouvoir participer en toute sécurité. Un rassemblement funeste où les noms des différents établissements fermés seront scandés au micro sous forme de litanie par de jeunes apprentis représentant les professionnels de demain qui ont aujourd’hui un avenir incertain.

Des aménagements lourds et toujours insuffisants

De très nombreux aménagements et investissements ont été réalisés afin de pouvoir répondre aux protocoles sanitaires liés à la Covid-19, une participation active et responsable contre la propagation du virus, un effort que les professionnels ont mis en place pour pouvoir accueillir de nouveau du public. Une enquête réalisée* par les 4 organisations professionnelles représentatives du secteur, le GNC, le GNI, l’UMIH et le SNRTC, annonce que la crise du coronavirus pourrait entrainer la fermeture de 2 établissements sur 3 dans le secteur de l’hôtellerie-restauration en France soit 50 000

faillites et 250 000 licenciements... professionnelles dont 80% de cafés, bars, restaurants et 20% d’hôtels.

Les fermetures massives et injustifiées touchent aujourd’hui 2243 établissements côte-D’Oriens soit près de 5600 emplois et frappe par la même occasion toute la filière des fournisseurs et partenaires : boulangers, torréfacteurs, poissonniers, bouchers, blanchisseurs…

Un abandon incompréhensible

Incompréhension face à la réouverture des commerces et le maintien des cantines en fonctionnement, de nombreuses personnes devront faire face à de lourdes charges encore pour 2 longs mois. Combien de faillites, de licenciements et de familles voire de vies détruites faudra t’il pour faire réagir le gouvernement? L’UMIH Côte d’Or en appelle au bon sens et au souvenir de ce que représentait la France il y a encore quelque temps. Quel sera le paysage gastronomique de demain? Le monde de la nuit et le tourisme à la Française qui faisait jusqu’alors notre renommée mondiale. Quel sera l’héritage laissé à la future génération si les mesures perdurent? Aucune donnée chiffrée ne permet aujourd’hui de justifier un tel acharnement, même l’étude américaine sur laquelle repose les arguments du gouvernement ne tient pas la route.

La mise à mort d’un secteur entier

Les fermetures disproportionnées des différents établissements et la privation de toute visibilité marquent l’arrêt de mort d’un secteur entier qui peine à faire face et qui réclame à corps et à cri des aménagements à mettre en place pour pouvoir se remettre à travailler.

Véritable rupture d’égalité avec les autres commerces ouverts actuellement alors que des mesures particulières auraient pu répondre aux problématiques sanitaires. «Il ne faut pas laisser l’art de vivre à la française mourir avec cette pandémie, nos collaborateurs se tiennent prêt à recevoir de nouveaux des clients, ils sont tous prêts à travailler» déclare Patrick Jacquier.

Un recours a été déposé contre le gouvernement devant le Conseil d’Etat le 20 novembre pour demander la réouverture des différents établissements, l’UMIH a déjà réussit a faire augmenter les aides et continue a accompagner ses adhérents dans leur combat quotidien.

 

 

Communiqué de presse de l’L’UMIH 21, Union des Métiers des Industries de l’hôtellerie

 

*Plus de 6 600 entreprises de toute la France ont répondu les 9 et 10 novembre à l’enquête des organisations