« D’une extrême cruauté » : une association de protection animale lance une pétition contre la commercialisation des pièges à colle
À Marsannay-la-Côte, une pétition contre les pièges à colle a déjà rassemblé plus de 11 000 signatures. Portée par l’association de protection animale Projet Animaux Zoopolis, cette mobilisation relance le débat sur l’interdiction de ces dispositifs en France.
Publié : 15 avril 2026 à 12h00 par Romane Toutain
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Piège à glu, colle à rat… Si vous vivez à la campagne, vous avez peut-être déjà utilisé ces dispositifs pour capturer souris et autres rongeurs. Pourtant, leur utilisation est aujourd’hui de plus en plus contestée. « Les pièges à colle sont d’une cruauté extrême pour les animaux piégés qui meurent de faim, de soif, de suffocation ou d’épuisement dans leurs propres excréments après de longues heures d’agonie », déplore Amandine Sanvisens, cofondatrice de Projet Animaux Zoopolis (PAZ). L’association mène actuellement une campagne pour obtenir leur interdiction et a lancé une pétition.
Déjà plus de 11 000 signatures recueillies
Cette mobilisation s’est traduite par le lancement d’une pétition après le signalement d’un client du magasin E.Leclerc à Marsannay-la-Côte, choqué de voir ces produits en rayon. Mise en ligne dans la foulée, elle a rapidement rencontré un large écho, avec plus de 11 000 signatures recueillies en quelques jours (source : communiqué de presse).
La démarche dépasse le cadre local. « Nous demandons au Gouvernement français d’interdire ces produits comme l’ont fait l’Irlande, l’Écosse, la Nouvelle-Zélande et plusieurs États indiens », exige-t-elle.
Des dispositifs jugés cruels
Ces pièges se présentent sous forme de plaques recouvertes d’une substance adhésive qui immobilise les animaux. Le problème, selon les associations, réside dans la souffrance qu’ils provoquent : les animaux peuvent agoniser pendant des heures, voire des jours. De plus, ces dispositifs ne sont pas sélectifs. Ils capturent aussi des oiseaux, des petits mammifères et parfois des espèces protégées comme les hérissons ou les rouges-gorges, une réalité confirmée par de nombreux centres de soins pour animaux sauvages.
Une efficacité remise en cause
Au-delà de la question éthique, leur efficacité est également remise en cause. Considérés comme des solutions secondaires par la réglementation européenne (règlement n°528/2012), ils ne font pas l’objet d’études approfondies faute de résultats jugés suffisants. Sensibles à la poussière, à l’humidité et aux variations de température, ils sont peu utilisés par les professionnels et jugés inadaptés pour les particuliers.
Une légilation incohérente
Les associations pointent aussi un flou juridique. Les souris et rats surmulots sont considérés comme des animaux domestiques par un arrêté du 11 août 2006, ce qui les protège contre les actes de cruauté. Or, les pièges à colle entraînent une mort lente et douloureuse. Une réponse ministérielle de 2006 rappelait déjà que seules “des méthodes de lutte sélectives, proportionnées aux dégâts commis et ne constituant pas des mauvais traitements ou actes de cruauté” peuvent être utilisées. Une étude britannique publiée en 2022 confirme cette analyse, attribuant à ces dispositifs un niveau de souffrance de 7 sur 8, qualifié « d’extrême ».
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Une mobilisation nationale qui s’intensifie
La PAZ avait déjà interpellé le magasin en 2025. Depuis, des dizaines de pétitions ont vu le jour dans toute la France, notamment contre des enseignes E.Leclerc. Certaines grandes chaînes comme Les Mousquetaires, Jardiland, Carrefour ou Gamm Vert se sont engagées à cesser leur commercialisation. Plus de 70 magasins E.Leclerc auraient déjà retiré ces produits.
Face à cette pression, plusieurs parlementaires se sont saisis du sujet. Trois propositions de loi ont été déposées en 2025 pour interdire la production, la commercialisation et l’utilisation des pièges à colle, notamment par le sénateur Bernard Jomier, le député Gabriel Amard et le député Emmanuel Mandon. En parallèle, une tribune publiée dans Le Monde en février 2026, cosignée par des associations et des centres de soins, appelle à leur interdiction.
Partie de Côte-d’Or, la mobilisation pourrait bien faire évoluer la réglementation au niveau national.
Retrouvez la pétition ici : https://www.mesopinions.com/
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